Maxime Du Camp

Maxime Du Camp

Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Souvenirs littéraires. Edition 3 (1906)

Morandi disait : « Je l'ai connu, je certifie que cela est faux. » Le colonel Touret ajoutait : « Jamais, en Grèce, je n'y ai entendu faire même une allusion. »
A Missolonghi, où il mourut, Byron avait organisé à ses frais une compagnie de pionniers d'artillerie; il la passait en revue et la faisait manœuvrer. Dans ces occasions, il portait souvent le costume des héros d'Homère : le casque avec le cimier rouge, la cuirasse à mailles, les cnémides en métal, le glaive court battant sur la cuisse nue; « il était admirable ainsi, disait Morandi, il ressemblait il Achille. »
Source : Gallica

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Souvenirs littéraires. Edition 3 (1906)

Il me laissa abasourdi et plein de tristesse.
Je descendis chez Louis de Cormenin, je lui répétai ce que Je venais d'entendre; nous restions face à face, désespérés, ant à peine lever les yeux l'un sur l'autre et nous disant : « Hélas ! nous ne sommes donc que des imbéciles ! »
Le coup fut dur, mais opportun; il était bon, fût-ce au prix d'une souffrance, de nous rappeler à la raison, d'où la lettre de Victor Hugo nous avait un peu fait sortir. Il alt, utile de nous montrer au début de la vie l'existence de l'écrivain telle qu'elle doit être, sérieuse, austère et constante au labeur.
Source : Gallica

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Souvenirs littéraires. Edition 3 (1906)

Flaubert était en gaieté et disait : « L étranger est un hôte envoyé par les dieux; on doit d'abord lui laver les pieds. Lisez donc Homère! » Le gendarme prie, supplie, menace, offre de l'argent; nulle Porte ne s'ouvre et les accents de colère sont tels, que, dans la crainte d'un coup de fusil, nous nous rangeons contre les murs. C'était sauvage; la neige tombait, les chiens hurlaient, le vent sifflait, le gendarme blasphémait et des voix invisibles nous accablaient d'injures.
Source : Gallica

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