François Coppée

François Coppée

Résumé

Portrait de François Coppée François Coppée Souvenirs d'un parisien (1910)

De plus, je suis convaincu que le génie de Victor Hugo, pendant ces années de solitude, de méditation et de vie intérieure dans l'île de l'archipel normand, prit un immense et nouvel essor. En quel pays, en quelle langue un poète a-t-il parlé de la mer, l'a-t-il chantée avec autant de puissance verbale, de pittoresque, de vérité, que Victor Hugo? Pas un détail ne lui échappe; il en rend tous les aspects, il en exprime toutes les colères, il en murmure toutes les chansons.
Le rythme même de la mer a passé dans ses strophes.
Source : Gallica

Portrait de François Coppée François Coppée Souvenirs d'un parisien (1910)

Mais l'enfant de Paris qui, toujours privé d'air libre, d'espace et d'horizon, ne voit dans son passé lointain que des rues tortueuses et les quatre murs d'un collège, il faudra bien, s'il est poète, qu'il récolte les souvenirs semés au temps de sa jeunesse sur ces chemins de pavés et dans ces maisons de plâtre, et qu'il sache faire tenir dans un couchant vert et rose, aperçu au bout d'un faubourg, toute la morbide mélancolie de l'automne, et dans une
matinée de soleil, près des lilas, au Luxembourg, toute la joie divine du printemps.
Source : Gallica

Portrait de François Coppée François Coppée Souvenirs d'un parisien (1910)

Vers sept heures du soir, — il fait encore grand jour à sept heures, au mois de mai, — je regagne mon logis au fond du faubourg SaintGermain. Sachez qu'il est charmant : un rez-dechaussée entre cour et jardin, dans une maison qui respire toute la mélancolique poésie de la province. Je fais là, en compagnie de ma sœur, de l'excellente et bien-aimée compagne de ma vie, un frugal dîner, commençant par le bon potage bien gras, servi dans des assiettes à fleurs, et finissant par le café parfumé, comme on ne peut l'obtenir qu'après de longues expériences.
Source : Gallica

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