Résumé

Georges Druilhet Un poète français (François Coppée… (1902)

Tu sais que le bonheur, ou ce qu'on appelle ainsi, n'existe que par à peu près, ne dure qu'une minute, et encore combien il est
médiocre, souvent, et comme le lendemain en est amer! Tu n'attends de consolation que de ton art. Accablé par le monotone ennui de vivre, tu ne demandes plus l'oubli qu'à l'ivresse de la poésie et du rêve. Hélas! ta jeunesse est finie, pauvre sentimental!
« Les feuilles tombent! Les feuilles tombent! »
Est-ce, comme l'a dit M. Anatole France, le journalisme qui enseigna au poète de métier qu'est François Coppée cette prose limpide qu'il écrit avec tant d'aisance ?
Source : Gallica

Georges Druilhet Un poète français (François Coppée… (1902)

Et la vue du grand poète, demeuré jusqu'alors loin de la vie publique, du rêveur paisible, qui, au jour où la Patrie était humiliée, venait apporter à l'éloquent tribun l'appui moral de sa présence ; la vue de cet homme, mûri par l'expérience et par l 'âge, célèbre, qui, l'œuvre faite, se jetait en pleine lutte, sacrifiant ainsi et ses amitiés, et sa liberté, et son repos ; cette vue anima d'un délire nouveau la foule, foule française, accessible à tout ce qui est beau, remuée par tout ce qui est courageux. Et les cris de « Vive Coppée! »
Source : Gallica

Georges Druilhet Un poète français (François Coppée… (1902)

Saint-Germain ont donné des boucles d'oreilles de prix; —la joie éphémère de Jeanne, lorsqu'elle fait son beau rêve d'amour à sa fenêtre, joie encore lorsqu'elle baise furtivement les cheveux bouclés de l'enfant que le poète qu'elle aime en secret a effleurés de ses lèvres... Joies mêlées de larmes !
Et elles répondent, comme en un chant alterné, aux joies bruyantes des Promenades et Intérieurs, à celles que Coppée surprenait naguère dans ses flâneries : —joies des « calicots », qui poussent, pour amuser leurs amies, des « cris de basse-cour »
Source : Gallica

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