“ Je leur dirais : le temps qui juge et nous éclaire Rejette constamment tes débris des erreurs, Mais toujours le poète aura pour but sur terre De donner l'espérance et de sécher les pleurs. Maitre ! si par l'éclat de ta forme choisie Tu passais, glorieux, à la postérité ; Si le charme du vers, les fleurs de poésie T'ouvraient le beau chemin de l'immortalité ; Si tu n'étais, Hugo ! qu'un maître en l'art d'écrire, Je ne chanterais pas ta gloire avec ardeur ; Je dirais : tous les vers qui tombent de sa lyre Sont beaux, mais aucun d'eux n'a su toucher mon cœur. ”
Résumé
“Hommage à Victor Hugo : recueil des oeuvres couronnées au concours ouvert en l'honneur du grand poète par l'Académie des lettres, sciences & beaux-arts de la province”, publiée en 1886, est une œuvre de . Des thèmes tels que Victor Hugo, le poète ou l'œuvre y sont abordés.
Citations de Hommage à Victor Hugo : recueil des oeuvres couronnées au concours ouvert en l'honneur du grand poète par l'Académie des lettres… ()
“ Que vois-tu dans la tombe, ô penseur ! ô poète ! Toi qui chantas toujours l'honneur et la vertu, Et qui trouvas, jadis, l'écueil dans la tempête ; Toi qui viens de tomber comme un vaillant athlète Vaincu par le Destin « mais non pas abattu » ?. Ton front, ton vaste front qui couvait la pensée S'est affaissé : la mort frappe aussi les titans ; Mais vis au Panthéon ; règne, cendre glacée, Sur le monde qui t'aime. oh ! jamais éclipsée, Ton œuvre, astre éternel, luira sur les vivants ! II Je contemple rêveur, dans cette œuvre admirable, L'idée au vol immense et l'élan d'un grand cœur ”
“ L'ŒUVRE Sa lyre aux mille voix chantant l'humanité, De ses pompeux accords fait tressaillir le monde ; Tout lui prête un accent : le ciel, la terre et l'onde, Car son génie immense étreint l'immensité. Son drame plein de vie et de réalité Peint la fière vertu comme le vice immonde ; Mais le poète, au fond du cœur humain qu'il sonde, Sait puiser l'idéal dans l'âpre vérité. Quelle que soit son oeuvre, un grand souffle l'inspire : Homère avec Pindare, et Dante avec Shakspeare Ne seraient ses rivaux qu'en se réunissant. ”
