Thomas de Saint-Poncy

Résumé

Thomas de Saint-Poncy La poésie au dix-neuvième siècle… (1852)

Mais non la liberté, mère de la licence, Dont l'orgueil divise et détruit.
Dieu, pour la liberté, veut qu'en nos âmes vibre - L'accord qui prépare un lien ; Il veut nous voir unis ; et si l'homme est né libre, Ce n'est que pour faire le bien.
Nous sommes tous égaux, dites-vous à la foule, Au pauvre que presse la faim, A l'ouvrier, voyant chaque jour qui s'écoule, N'apporter qu'un morceau de pain.
Tous égaux !. et tandis qu'ils meurent à la peine, Le riche étale sa splendeur.
Au cœur de l'indigent on a semé la haine ; Il sent encor plus son malheur.
Source : Gallica

Thomas de Saint-Poncy La poésie au dix-neuvième siècle… (1852)

Son cœur s'est élevé plus que tout cœur humain; Dans cet écrit un ange a dirigé sa main, Et, sublime, Louis tient encore à la terre.
Tout-à-coup apparaît un forcené : Santerre !
C'est la mort. Comprenant ce que nous redoutons, Le roi découronné ne dit qu'un mot : partons !
Vers une autre patrie un saint espoir l'attire ; Peut-être il entrevoit la palme du martyre.
Au tombereau fatal on a placé le roi, Et le peuple se tait. Sombre, frappé d'effroi, Le peuple, en le voyant, croit à son innocence; Mais n'osant le sauver, il garde le silence.
Source : Gallica

Thomas de Saint-Poncy La poésie au dix-neuvième siècle… (1852)

Adieu donc nos talents, nos beaux-arts et nos vers, Poétique horizon, tu n'as plus d'univers.
TRIOMPHE DE L'AMITIÉ SUR L'AMOUR.
TRIOMPHE DE L'AMITIÉ SUR L'AMOUR.
DANS ce siècle, l'amour, ce sentiment sublime, N'ose plus soupirer ; son nom seul est un crime ; On ne reconnaît plus son empire et ses lois ; On se fait un devoir d'être sourd à sa voix, D'étouffer dans son cœur le cri de la nature, Et de paraître grand en devenant parjure ; 0 doctrine infernale ! orgueilleuse raison !
Parcourez l'univers, répandez le poison.
Source : Gallica

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