Résumé

Portrait de Jules Janin Jules Janin,  Les Chants du soir, par Chéri Pauffin… (1844)

“ Bientôt, pensive, elle alla vers l'église Où je la vis frappant son cœur broyé ; Je l'imitai, ma foi grave et soumise S'humilia, puis longtemps a prié; Nos voix, alors, parlant au même père Se confondaient en un même soupir ;
Nous étions deux, un poète, une mère.
Aimé de tous, l'ami ne peut mourir.
En la prière aussi j'ai confiance, Elle a monté plus haut que le saint lieu ; Qu'on se souvienne au ciel de notre enfance Quand , tout petits, nous allions bénir Dieu !
J'ai tout donné, promesses et louanges , A ce Dieu bon qui ne peut nous faillir; Je crois, enfin, avoir touché les anges.
”
Source : Gallica

Portrait de Jules Janin Jules Janin,  Les Chants du soir, par Chéri Pauffin… (1844)

“ Il en est encore un sur la terre, Qui, pour me consoler, pleure avec moi mon père, Qui, lisant sur mon front un rêve soucieux, Simple femme, ici-bas, sait me parler des cieux,
L'épouse de mon cœur, autre âme de moi-même, Le seul être, après lui, qui m'ait bien dit : Je t'aime, Qui rit dans mon sourire, et pleure dans mes pleurs ; Qui voudrait étouffer mes chagrins sous ses fleurs.
Eh bien ! j'éloigne aussi sa caresse importune ; Ingrat, oui, je le sens, mais ma douleur est une ; A Fanny, que souvent cette douleur troubla, Je dis : Que me veux-tu? mon père n'est plus là !
”
Source : Gallica

Portrait de Jules Janin Jules Janin,  Les Chants du soir, par Chéri Pauffin… (1844)

“ Si vous veniez me voir, ah! vous ririez encore De pitié. Mon soleil retombe et se dédore : Ah! que l'homme est petit sous les coups du destin !
Le cri de ma douleur au loin s'est fait entendre : Un front qui fut riant s'est courbé dans la cendre ; Ici-bas rien ne manque à mon grave malheur : Un cœur aimant toujours doit s'attendre à la haine; Hélas! j'en ai connu qui, dans ma lourde peine, Au doute livrant tout, ont suspecté mon cœur !
Heureux les passagers, au soleil, quand il brille, Qui rompent, sur la nef, un pain noir en famille,
Qui, si l'onde est mauvaise acceptent l'aviron!
”
Source : Gallica

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