Martinet

Définition et enjeux

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet,  Les petits écoliers dans les cinq parties du monde (1878)

“ Enfin, il avait presque toujours à la main un martinet en grosses lanières, dont il faisait plus souvent usage que de son éventail quand nous nous trouvions ensemble.
Ce n'était pourtant pas ce martinet qui m'inspirait le plus de terreur, mais sa longue queue dont il se servait comme d'un instrument de supplice. Dans ses moments de colère, il saisissait cette interminable natte, sèche, dure, qui semblait faite de crins tressés ; il m'en sanglait tout le corps, et j'avais continuellement des marques noires sur la peau.
”
Source : Gallica

Portrait de Jules Michelet Jules Michelet,  L'oiseau

“ Dans la grande hirondelle d'église, qu'on appelle martinet, le pied est atrophié. L'aile y gagne: on croit que le martinet fait jusqu'à quatre-vingts lieues par heure. Cette épouvantable vitesse l'égale à la frégate même. Le pied, fort court chez la frégate, n'est chez le martinet qu'un tronçon; s'il pose, c'est sur le ventre: aussi, il ne pose guère. Au rebours de tout autre être, le mouvement seul est son repos. Qu'il se lance des tours, se laisse aller en l'air, l'air le berce amoureusement, le porte et le délasse. Qu'il veuille s'accrocher, il le peut, de ses faibles petites griffes. ”
Source : Gutenberg

Fernand de Vazquez,  Esclave amoureuse (1913)

“ Le martinet, arme redoutable pour les enfants qui en ont goûté les caresses cinglantes, qui les épouvante et leur fait crier grâce et implorer les parents courroucés. Ce n’est point battre que de laisser tomber le martinet sur le derrière nu de la fillette ou du garçon, c’est corriger. ”
Source : Wikisource

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