Francis Carco,
Au vent crispé du matin
“ L’homme s’approche. Ils sont nombreux avec le même désir. Ceux qui ont bu, ceux qui n’ont pas bu... Les autres, peu sûrs d’eux mêmes, conduisent une fille dans une loge. Ils envahissent les bars à l’entr’acte et, de leurs hauts tabourets, regardent la foule. La foule ne les regarde pas. La foule s’absorbe dans un intense frémissement. Le Bar De grosses tulipes de lumière jaune ruissellent, écrasées dans les glaces. J’aime ce bar de métal clair, d’une ligne sobre et colorée. Des citrons, qu’on épluche, répandent une attirante odeur d’éther. ”
