Jacques Dyssord

Jacques Dyssord

Résumé

Portrait de Jacques Dyssord Jacques Dyssord On frappe à la porte : poèmes (1928)

Si vous devinez, de grâce, ne lui en veuillez pas Pour cette inquiétude qui n'est pas celle des enfants de son âge,
De ceux-là qu'il aime d'être simplement beaux Alors que lui n'atteint à la beauté que par la grâce.
Comprenez qu'il y ait sur sa joie de vivre L'ombre de tous ceux qui n'ont pas vécu Et pardonnez-lui si parfois, sa danse Hésite et regarde si elle n'effeuille pas des fleurs sous ses pas.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Dyssord Jacques Dyssord On frappe à la porte : poèmes (1928)

Et qui, lorsque les femmes remuaient les bras sur sa tête Répandant le parfum de leur aisselle moite,
Y retrouvait, malgré qu'il en ait, l'odeur de l'encens?
Qui donc s'attarde sous un fiévreux baiser d'amour Avec la nostalgie du baiser d'une mère,
Et qui pose quelquefois sa tête sur le genou de l'amante En lui disant : « Berce-moi — ô lentement — plus lentement? »
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Si vous devinez, de grâce ne lui dites pas,
Mais que votre silence soit sur lui Comme la tiédeur d'une aile, à l'heure où s'élève, Aux soirs de fin d'automne, le vent déjà glacé de l'hiver.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Dyssord Jacques Dyssord On frappe à la porte : poèmes (1928)

L'éclat des voix s'éteint dans la nuit qui s'approche, Les cœurs mystérieux s'ouvrent comme des fleurs; C'est l'heure où passe, à pas discrets, le tentateur, Et ses yeux sont plus clairs que ne l'est l'eau de roche.
Mon enfant, mon enfant, que n'ai-je auprès de moi (Le silence est venu qui dans la nuit recueille Les gouttes de serein tremblant au bord des feuilles) , L'ombre de ton regard et l'ombre de ta voix?
Au penchant de mon âme, il est une pelouse Rêvant du clair de lune ami de nos quinze ans...
Source : Gallica

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