Xavier Forneret,
Rien ; Quelque chose ; Le Diamant de l’herbe
“ Le soleil échauffe les veines de la terre, — lui calcine les miennes. Mon Dieu ! comment veux-je donc raconter ce que j’éprouve ? Je suis bien embarrassée. Il y a quelque chose, quand il est là, de tout transparent, de tout illuminé, de tout suave, qui réjouit, qui étonne, qui accable. J’entends des sons, qui mordent d’abord l’oreille, puis la caressent ensuite, — puis l’enveloppent de mélodie. J’entends des baisers, cet argent des lèvres, qui sonnent tout autour de moi ; — puis des cris qui commencent, suivent, s’enflent, ondulent et s’en vont en s’éteignant. ”
