Xavier Forneret

Élements biographiques

Portrait de Xavier Forneret Xavier Forneret Vapeurs : ni vers, ni prose (1838)

Son sein qui tombe, hélas ! et qui n'a plus de lait, Crie, de tout son pouvoir, à la mort : Est-ce fait ? Car la mère et l'enfant sont enfants l'un de l'autre, Si la mère s'en va, l'enfant, son saint apôtre, Met ses pieds dans ses pas, – et la colonne d'air Les renverse tous deux ; – le ciel se fait enfer, Mais un enfer bien doux ; – chez lui, tout il emporte Pour ne rien séparer, et met clef sous la porte.
C'est enfin, dit mon coeur, comme une horrible dent Qui limerait des os en se graissant de sang.
Source : Gallica

Portrait de Xavier Forneret Xavier Forneret Temps perdu : pièce de pièces (1840)

Rendormez-vous ; le monde est toujours le monde. Rentrez vite ! Que le néant vous berce ! Les coeurs sont encore de cet air qui échappe a toute science de tout savant. Rendormez-vous. Oh ! oui !
— Si vos paroles sont toutes de même, c'est-à-dire moitié tombe, moitié vie, répliqua Anna, je croirai que vous êtes un de ces morts, — mais réveillé tout-à-fait, debout, débarrassé de ses langes de terre, grand enfant revenu à ce monde.
— Ne vous reprenez point à rire? interrompit Fabius avec un accent d'ordre ; vous êtes ici a ma fantaisie,
a mon gré, bouche ouverte ou bouche murée.
Source : Gallica

Portrait de Xavier Forneret Xavier Forneret Vapeurs : ni vers, ni prose (1838)

Dieu crée, de sa richesse, une main de poussière Qui vient vider son coffre, et prend la place entière. Mais bientôt à ses cris, on arrive en un jour... – Tout est déjà refait par la main de l'amour.
Dieu veut qu'au lieu de dire à la femme son ange ;
« Tes yeux sont le ruisseau, et tes larmes la fange, » On dise : – « Femme, il est, sur un certain chemin, Sur celui de la vie, quelque chose sans fin ; Femme, c'est ton amour. – Ton âme est un délice, Ta tête est une fleur, ta bouche son calice. »
Source : Gallica

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