Xavier Forneret,
Vapeurs : ni vers, ni prose
(1838)
“ Oh ! que le soir est beau, lorsque dans la verdure Il y a de ces feux qu'allume la nature, Espérance de nuit qui brille à notre coeur Et vient en l'éclairant éteindre son malheur, L'adoucir, le baiser de sa langue de flamme Et relever les plis qui écrasent notre âme ; – Étincelle du Ciel qui dit en se mourant : Vous n'espérez donc plus ? Vous êtes un enfant ; Si je meurs aussitôt que je suis à la vie, Aussitôt je renais parmi l'herbe fleurie Dans des buissons verdis, dans les champs, dans les bois, Croyez en Dieu, en vous – mon feu, c'est une voix. ”
