Xavier Forneret

Xavier Forneret

Résumé

Portrait de Xavier Forneret Xavier Forneret Vapeurs : ni vers, ni prose (1838)

Oh ! que le soir est beau, lorsque dans la verdure Il y a de ces feux qu'allume la nature, Espérance de nuit qui brille à notre coeur Et vient en l'éclairant éteindre son malheur, L'adoucir, le baiser de sa langue de flamme Et relever les plis qui écrasent notre âme ; – Étincelle du Ciel qui dit en se mourant : Vous n'espérez donc plus ? Vous êtes un enfant ; Si je meurs aussitôt que je suis à la vie, Aussitôt je renais parmi l'herbe fleurie
Dans des buissons verdis, dans les champs, dans les bois, Croyez en Dieu, en vous – mon feu, c'est une voix.
Source : Gallica

Portrait de Xavier Forneret Xavier Forneret Vapeurs : ni vers, ni prose (1838)

On essaie de trouver dans chaque fleur qui brille L'image de celui que l'on a tant aimé ; Le dard du moisonneur non plus que sa faucille Ne s'étend pour ravir les cheveux du noir pré. A travers les allées où l'on plante des roses Avez-vous respiré comme un parfum de mort ? C'est un vent qui se plaint, et donne douces poses. Au coeur qui se croit le plus fort.
Oui, n'est-ce pas ainsi ? l'on n'a plus de caprices ; On éprouve en tout soi, jusque profondément, Quelque chose d'amer, entouré de délices ; L'amertume est la vie, le miel est le néant.
Source : Gallica

Portrait de Xavier Forneret Xavier Forneret Vapeurs : ni vers, ni prose (1838)

Le front doit être bas, mais que toujours notre âme Se fasse reconnaître à qui nous la créa ;
De noble humilité faisons une oriflamme, Et le bon Dieu nous sourira.
Nest-ce pas qu'en un coin couvert d'un peu de mousse, Sous quelques fleurs amies, cultivées par l'amour, Il fait bon reposer ? Là, violette pousse, C'est un coeur qui l'envoie de son dernier séjour. N'est-ce pas qu'on est bien pour recevoir à l'ombre Les larmes, en priant, de qui nous chérissait ? Et lorsque la douleur est d'abord morne et sombre, Le calme vient à qui pleurait.
Source : Gallica

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