Jean-Pierre Veyrat,
Station poétique à l'abbaye de Haute-Combe
(1847)
“ Il marche, il dévore les mondes, Il marche, et la terre et les ondes S'agitent captifs dans sa main. LE CHOEUR. Mais tu l'attends, Seigneur, au bout de son chemin. STROPHE. Sous le joug étranger nos têtes sont courbées, Le pain de l'esclavage est plein d'un sel amer; Les portes d'Israël devant moi sont tombées , Pleure, mère des Machabées ! Ta douleur est un fleuve et ton cœur une mer !. LE CHOEUR. La terre renaîtra plus belle après l'hiver. ANTISTROPHE. Son glaive a soif ! sa main terrible L'enivre au sang des bataillons; Il passe l'homme dans son crible Comme le froment des sillons. ”
