Thérèse de l'Enfant-Jésus, Poésies de la bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face (1923)
“ Daigne à mon coeur révéler le mystère Qui t'exila du céleste séjour. Ah ! laisse-moi me cacher sous le voile. Qui te dérobe à tout regard mortel. Près de toi seule, ô matinale étoile. Mon âme trouve un avant-goût du ciel ! Quand, au réveil d'une nouvelle aurore, Du soleil d'or on voit les premiers feux, La tendre fleur qui commence d'éclore Attend d'en haut un baume précieux : C'est, du matin, la perle étincelante, Mystérieuse et pleine de fraîcheur, Qui, produisant une sève abondante, Tout doucement fait entr'ouvrir la fleur. ”
