Thomas Mayne Reid

Thomas Mayne Reid

Résumé

Portrait de Thomas Mayne Reid Thomas Mayne Reid À fond de cale

Si j’avais pu m’ouvrir cette futaille, espérer de la franchir, le courage ne m’aurait pas abandonné ; mais c’était impossible ; et quand j’y serais parvenu, j’avais dix chances contre une d’arriver à autre chose qu’à un aliment quelconque.
Le seul bénéfice que m’eût donné la peine que j’avais prise à l’égard de cette futaille, c’est qu’en la défonçant j’avais gagné de l’espace. Quel dommage de ne pas pouvoir la traverser ! En supposant qu’il y eût au-dessus d’elle une caisse d’étoffe, j’aurais pu vider celle ci comme j’avais fait la première, et m’avancer d’un degré.
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Portrait de Thomas Mayne Reid Thomas Mayne Reid À fond de cale (1868)

Qu'est-ce que c'était? demandez-vous; est-ce que l'esquif avait disparu? Non; mais pour moi cela n'en valait guère mieux, il s'était éloigné.
La crique où je l'avais mis était vide; en jetant les yeux sur la mer, je vis mon canot voguant à l'aventure et déjà loin du rocher. Ce n'était pas étonnant, j'avais oublié de l'amarrer; dans ma précipitation, je n'avais pas pris le cordage qui devait me servir à le fixer au bord de l'écueil; la brise, en fraîchissant, l'avait poussé hors de la crique, et bientôt en pleine mer.
Source : Gallica

Portrait de Thomas Mayne Reid Thomas Mayne Reid À fond de cale (1868)

Je ne me lassais pas de les palper, d'en saisir la dimension, l'épaisseur, de les tirer de la caisse, de les y remettre, de les placer avec ordre pour les déranger de nouveau et les replacer encore. Je m'en servais comme d'un tambour, d'une balle ou d'une toupie, et le plaisir que j'y trouvais fut longtemps à se calmer.
Il est difficile de décrire ce qu'on éprouve lorsqu'on échappe à la mort. Un danger vous laisse toujours de l'espoir, il y a de ces chances imprévues,
de ces périls qui, en dépit de leur gravité, n'ont point de dénoûment tragique
Source : Gallica

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