Rodolphe Festetics de Tolna, Vers l'écueil de Minicoy, après huit ans dans l'Océan Pacifique et Indien à bord du yacht "le Tolna" (1904)
“ Je dis à mon premier officier d'amener toutes les voiles hautes et j'allai me coucher en lui recommandant de m'appeler si le temps changeait. Vers trois heures du matin, je fus réveillé par un bruit horrible, comme si le navire eût été fracassé en mille morceaux. D'un bond je m'élançai sur le pont, où je fis d'un coup d'œil l'effroyable constatation que le Tolna n'était plus qu'une épave. Ce fut dans la nuit comme une vision de cauchemar. Le mât de misaine et le grand mât étaient cassés en deux. Leurs extrémités pendaient en l'air, au milieu d'un écroulement de voiles et de cordages. ”
