Rodolphe Festetics de Tolna

Élements biographiques

Rodolphe Festetics de Tolna,  Chez les cannibales : huit ans de croisière dans l'Océan Pacifique à bord du yacht "le Tolna"… (1903)

“ Ceylan, l'île délicieuse, sera ma dernière station avant la catastrophe finale.
Après cela, c'est le récif de Minicoy, où un courant nocturne et inconnu me jette pendant la nuit; c'est la perte du Tolna, c'est l'incendie de mon beau yacht, que j'aime mieux brûler que de livrera l'avidité des naturels ; c'est la colère de ceux-ci, à qui j'ai arraché leur proie; ce sont les complots de mon équipage mutiné, ivre des vins et des liqueurs du
Tolna, qui tente de m'assassiner parce que je veux l'empêcher de piller les débris du navire
”
Source : Gallica

Rodolphe Festetics de Tolna,  Vers l'écueil de Minicoy, après huit ans dans l'Océan Pacifique et Indien à bord du yacht "le Tolna" (1904)

“ J'avais fait remplir nos sacs à l'huile, qu'on laissait pendre le long du bordage, au niveau de l'eau. Le bateau, en se penchant d'un côté et de l'autre, faisait sortir l'huile de baleine par les pores, ce qui avait suffi pour former autour de nous une nappe onctueuse, impénétrable et lourde qui nous protégeait et nous isolait un peu; mais les lames n'en déferlaient pas moins sur le navire. Les gerbes liquides lancées jusqu'au haut des mâts retombaient sur nous en douches glacées tandis que des paquets de mer traversaient le pont de bout en bout comme une mitraille qui nous culbutait. ”
Source : Gallica

Rodolphe Festetics de Tolna,  Chez les cannibales : huit ans de croisière dans l'Océan Pacifique à bord du yacht "le Tolna"… (1903)

“ Les femmes de Samoa ont un charme si enveloppant, une grâce si pénétrante que l'âme en reste parfumée.
Le cadre dans lequel on les voit ajoute encore à leur séduction. Tout est si beau à Samoa ! La nature y est si grandiose, les coutumes y ont tant de dignité et de noblesse qu'on se sent rehaussé à ses propres yeux, relevé dans sa pensée et dans son cœur, exalté au-dessus des petitesses
et dés mesquineries de notre civilisation. C'est là ce qui avait retenu Stevenson à Samoa. Hélas ! depuis huit ans, son île aimée a dû-subir l'influence européenne.
”
Source : Gallica

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