Philibert Hégémon, Les Poètes du terroir
“ Il rit par le bondon, qui fait que l’approcher Avec un chalumeau on vient, pour le baiser. Mais qui s’y plaist par trop (ainsy qu’à folles filles) En perd force, et les sens deviennent imbecilles. ”
Philibert Hégémon, Les Poètes du terroir
“ Il rit par le bondon, qui fait que l’approcher Avec un chalumeau on vient, pour le baiser. Mais qui s’y plaist par trop (ainsy qu’à folles filles) En perd force, et les sens deviennent imbecilles. ”
Madeleine Tronel, Madeleine Tronel : notice biographique d'après sa correspondance et son journal (1903)
“ « J'ai retrouvé ce que j'aime, s'écrie-t-elle, La Bonde et les miens. C'est bon cet air des bois que je respire avec amour ! Les arbres qu'on a vus pousser, les chemins que, tous les jours, on retrouve solitaires, libres, fleuris, peuplés de vieux rêves de bonheur, de doux souvenirs. Avec quel plaisir je reconnais tout, je reçois d'un cœur reconnaissant, les bienfaits de notre soleil.... » Mais plus encore l'amour des siens la rend heureuse ; elle se voit le centre de l'affection des habitants de La Bonde. ”
Comtesse de Ségur,
Les Bons Enfants
“ Léonce. Oh oui ! mon oncle, je vous en prie. M. de Régis. Quand tu as fait de la peine à quelqu’un sans le vouloir, ton cœur souffre parce qu’il est bon, mais ta conscience reste tranquille. Valentine. Quelle différence y a-t-il, papa, entre le cœur et la conscience ? Où est la conscience ? Est-ce qu’elle est près du cœur ? M. de Régis. La différence, mon enfant, c’est qu’avec le cœur nous aimons, nous nous affligeons, nous nous réjouissons ; et avec la conscience nous sentons que nous faisons mal ou bien, nous sentons que nous avons mérité une punition et que nous l’aurons. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Êtes-vous bienfaisant, Dieu voudra, de sa main généreuse, faire produire tous ses fruits à votre bienfaisance. Êtes-vous doux et soumis, sa grâce vous demandera tout ce qu’elle peut espérer de votre douceur. Il faut vous y attendre, Dieu prendra en tout les plus grands soins de votre gloire. Enfin, pour redescendre par le même côté de l’âme, vous saurez que, si déjà votre cœur possède la douceur de l’époux, vous resterez probablement sans compagne ; si votre jeune sein porte déjà l’intime tendresse d’un père, vous n’aurez peut-être pas d’enfants..... ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Volonté, essence pure, comment inventer ici-bas un obstacle auquel on puisse te lier, et qui t’enferme dans la lutte ? Et toi, flamme d’amour, comment trouver dans ces sphères un attrait qui puisse t’éveiller et qui te décide à aimer ? Là, le génie de la création ! La volonté sera liée à son contraire, le corps ; et le cœur, à ce qui lui est semblable, l’amour ! L’inertie, appelée à former une enveloppe à notre âme, attachera sa lourde chaussure à l’ardente volonté, pendant que l’innocente matière prendra la forme des choses qu’ambitionne le cœur ! ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Mais le temps lui a été précisément donné pour que son être, à l’aide de la Grâce, prenne la force de son désir, pour que son moi s’élève à la vie de l’amour qui l’attend dans l’Infini. Pour s’unir au mouvement éternel, il faut que le moi ait la puissance de sortir de lui-même. Il faut ici que le créé offre son être pour le retremper à sa source. Dans cet acte répété, il prend l’énergie même avec laquelle il se serait créé, s’il avait été créateur ! ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Placée dans l’intérieur de notre être, la douleur proportionne, d’après le plan divin, le cœur et la volonté. Au fond nous ne saurions valoir que ce que notre âme vaut devant Dieu. C’est à son jugement que l’on peut distinguer nos vertus réelles ; et tel qui semble grand peut n’être encore que fort peu au-dessus du néant. Dieu, qui voit les âmes, dépêche la douleur auprès d’elles, pour les contraindre à s’élever, puis à se rapprocher de cette perfection qui sera la mesure de leur félicité sans fin. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Ne nous plaignons donc pas si la douleur ravit un bien à notre personnalité pour le donner à notre cœur ; ou si elle dérobe adroitement à notre cœur pour ajouter à notre personnalité..... Vous voyez bien que tout se fait pour nous ! L’âme sera parfaitement belle pour les Cieux, Au sein de l’Infini, à quoi servirait tant d’amour languissant, s’il ne pouvait être contenu dans notre personnalité, ou une si grande personnalité, si elle ne pouvait être remplie de notre amour ? Il faut que les formes célestes de la personne soient prises par l’amour ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Dès lors le fils ardent de l’être ira fonder dans le fini une existence sublime, par la liberté, et lui tracer vers l’Infini des frontières éternelles, par la douleur. Tout va mouvoir sur ce seul être ; Dieu a trouvé le point où doit tomber abondamment sa grâce ; le poème vivant de la création marchera dans son unité..... L’homme achevé, les cieux s’écrient : Valde bona ! Tout est parfait !!..... À chaque bonne action qu’il fera, une âme naîtra dans un monde portant l’imputabilité ; à chaque douleur qu’il aura, cette âme trouvera en elle un pouvoir de félicité. ”
Paul Bonnetain,
L'Opium
(1886)
“ Ne pleurez pas, amie, disait-il avec l'immense et naïf égoïsme du mâle, ou pleurez sur moi qui ne possédais que vous ! Vous, vous avez la sensibilité profonde, la large tendresse qui permettent de vivre et d'agir en nous intéressant à la vie. Ce don de bonté, celte puissance de dévouement, cette folie généreuse, que je ne puis acquérir, c'est le salut, c'est le sauvetage, c'est l'oubli. Vous affectionnez les déshérités, vous leur donnez les larmes que je conserve pour ma propre misère. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Les élus céderaient à tout moment le bonheur du ciel [2] pour souffrir encore un seul instant pour Dieu..... Souffrir, tout souffrir jusqu’à la fin des siècles, s’écrie sainte Thérèse, pour voir et pour aimer Dieu de plus près. Les âmes vont d’elles-mêmes dans le Purgatoire ! [3] Dieu envoie la douleur aux âmes pécheresses, aux âmes tièdes et aux âmes parfaites. Aux âmes pécheresses, pour les ramener de ce monde à Lui ; aux âmes tièdes, pour achever de se les attacher, et aux âmes parfaites, pour leur obtenir plus de perfection et les conduire plus avant dans son cœur. ”
Albert Londres,
L’Âme qui vibre
“ Orphelins de l’Amour, c’est en vous que je mets L’Espoir de faire atteindre les plus hauts sommets À la bonté qu’en vain j’appelle en ma prière. VIII J’ai parlé de Bonté parce qu’elle est pour moi L’essence de mon âme. Ou, plutôt, que mon âme Est la toute bonté dans un corps qui la blâme. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Va ! va ! aux ardeurs du soleil, à l’âpreté du froid, dans les malaises du cœur et dans l’épuisement du corps : ce globe est là pour être pétri de tes mains et baigné de tes larmes ! Laboure à la sueur de ton front, et la terre souvent refusera de produire. Tu viendras ramasser le seul épi qu’elle ait donné, et tu en fais à Dieu l’offrande. Tout à coup, il te ravit tes nouveau-nés..... tu les lui tends d’un cœur doux et obéissant. Oh ! tu sens bien alors que le Ciel est pour toi ! L’homme a remonté les épreuves de l’être ; son cœur est entré dans l’amour qui ne se détruit plus. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ CHAPITRE IV fruits de la douleur pour cette vie et au delà Nous comprenons déjà le sens de la vie. Dieu nous envoie sur la terre pour produire de nous-mêmes ce qu’il ne peut produire pour nous : la volonté dans la faiblesse, le renoncement dans le besoin ; enfin, l’amour, dans une personnalité qui avait à tout instant le pouvoir de se refermer dans l’égoïsme, et la force, dans un cœur qui rencontrait à tout instant l’occasion de se dissoudre dans le mal. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Dieu creusait-il des abîmes en cette âme choisie pour y répandre l’océan de la Félicité ? Pour nous, si chancelants et si débiles, cherchons notre refuge dans le cœur qui de tous a le plus souffert. Nous sommes si loin des grandes saintetés, qu’elles restent comme incompréhensibles. Et même une douleur proportionnée à nos forces et à nos grâces, mesurée avec indulgence, peut encore nous causer tant d’alarmes, qu’on frémit en songeant à ce que Dieu, dans sa munificence, pourrait demander à notre âme. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Être sublime, que celui à qui il ne reste que le désir et qui le porte vers les Cieux ! Dans l’homme, l’ardeur du saint désir n’est pas encore éteinte qu’elle est déjà vivante au ciel. La prière de la douleur s’embrase dans le sein de Dieu, comme s’il voyait cette flamme sortir de sa propre substance. La prière, comme une flèche, part de la liberté, mais la douleur la fait pénétrer en Dieu, comme si elle joignait une portée surnaturelle. ”
Félix Bodin, Le Roman de l’avenir
“ Je n’ai jamais lu de roman sans éprouver les sentimens d’une véritable compassion pour les gens gras, joufflus, hauts en couleur, jouissant enfin de ce parfait équilibre des humeurs, de cette abondante circulation du sang, qui annoncent une inaltérable tranquillité d’âme, un complet contentement de soi-même et une excellente santé : heureux symptômes d’une organisation sur laquelle les passions ne peuvent avoir un long empire, ou même qui est souvent hors de leurs atteintes. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Le corps, rappelé à la privation, se sent délivré des mouvements désordonnés qu’entraînait sa prédominance et rentre avec satisfaction sous l’hygiénique empire de la vertu. L’âme, se sentant initiée à l’humilité, rentre dans sa propre possession spirituelle, et reprend avec joie les douces résolutions de l’innocence. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Or, dans ces classes où le travail peut se métamorphoser en amour, la peine en s’éloignant des membres entre si avant dans l’âme, qu’on ne saurait la dire sans connaître le langage des saints. N’entrons donc pas dans le royaume des douleurs invisibles ; ne montons point sur ces sommets où la douleur descend par le divin délaissement ou par soustraction d’espérance. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Qu’il se rappelle donc ce qu’il vient faire en cette vie. Qu’il sache que son âme doit s’y former et s’y purifier, afin de pénétrer un jour dans les joies du souverain bien, ce qui ne saurait avoir lieu sans une transformation du moi opérée par l’amour. ”
Adrien Rouquette,
La Thébaïde en Amérique
“ Ces hommes, nous dit Blanc Saint-Bonnet, dans son livre De la Douleur, dont le caractère est à la fois si ferme et l’esprit si doux, ces hommes sur lesquels repose le cœur et que chacun désire de consulter, ne se rencontrent que parmi ceux qui ont traversé les grandes difficultés de la vie, qui ont été plus ou moins à l’école de la douleur. ”
Charles Bonnet,
Essai de psychologie
“ On naît tempérant, humain, courageux, comme on naît musicien, dessinateur, poëte. Le cœur a comme l’esprit ses fibres, ses humeurs, son méchanisme. Des fibres douées d’une grande élasticité, un sang bouillant & qui se porte avec impétuosité dans le cœur donnent à l’homme un certain sentiment de ses forces, qui est inséparable de la confiance en ces forces, & cette confiance est le principe du courage. ”
Fergus Macdonald, Souvenirs et poèmes (1873)
“ Oh! parle; montres-loi; confonds donc cette foule Qui toujours en doutant sous tes regards s'écoule ; Confonds ces esprits forts qui, toujours sots et vains, Ne te comprenant pas demeurent incertains. Moi, je crois, Dieu puissant, en ta parole sainte. Quoique venu trop tard dans un monde trop vieux, Je me sens dans le cœur le respect et la crainte Que ton nom inspirait à nos vaillants aïeux. Leur temps était le beau ; la foi, vierge charmante, Régnait dans tous les cœurs comme règne une amante. ”
Louis-Jérôme Bondil, Discours sur la vie et les vertus de Mgr Charles-François-Melchior-Bienvenu de Miollis… (1843)
“ Il veut être aimé lui-même à cause de ses perfections, et il veut qu'à cause de lui nous aimions aussi notre prochain. En conséquence, il regarde comme fait à lui-même tout ce que nous faisons à nos semblables ; et il se tient obligé des services que nous rendons au dernier de nos frères, comme si lui-même il les recevait. 1 De là, dans tous les saints, l'union constante de l'amour, de Dieu et de l'amour du prochain. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ La douleur use et renouvelle le moi plus rapidement que la vie. Après de longues douleurs, l’homme empressé de visiter son âme trouve ses plus gros vices abattus. Telle que le burin sur le tour, vous la verrez constamment se placer sur les côtés les plus saillants. À la place d’une forte passion, d’une excroissance de l’orgueil, elle fait alors naître une fleur ! O vous qui cherchez la beauté, laissez Dieu former pour votre âme la couronne qu’il lui prépare ! ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Bien que l’ange prie pour nous, l’Écriture semble plus étonnée des effets de la prière de l’homme que de la prière de l’ange. Celle des saints obtient des miracles [2] ! Ah ! les saints, puis au-dessous d’eux, les hommes de génie, les poètes, les artistes, peuvent être considérés comme les enfants gâtés de la douleur. Ils éprouvent, il est vrai, de si précieuses choses dans le cœur ; dès ce monde ils prennent part à de telles joies, qu’ils n’appartiendraient plus à l’humanité, si la douleur ne leur réservait ses beaux fruits. La couronne de laurier est un signe de douleur. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Une à une se perdent les facultés ; un à un se ferment les yeux de l’espérance, pour que les Cieux invisibles montrent tout à coup leurs étoiles. La Grâce achève ici son œuvre ; à mesure que le monde s’éteint, le cœur de l’homme se réveille. La jeunesse, la joie, l’amitié, la grâce sensible, s’éloignent, n’est-il pas vrai ? À mesure que s’attendrit ton cœur. ”
Antoine Blanc de Saint-Bonnet,
De la Foi et de l'esprit [Signé…
(1847)
“ Ah! que d'interminables embarras pour l'esprit s'il ne se laisse emmener d'ici par le coeur ! On ne va pas à l'infini avec une échelle, ou bien en comptant tous ses pas; il faut un bond lorsqu'on veut franchir ! C'est la terre que nous laissons, pourquoi regarder derrière nous. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Entre en hâte dans les projets de l’éternel amour ; jette-toi dans ce fleuve qui descend de l’Infini sur la terre, qui traverse les lieux bénis du Purgatoire, et qui, chargé du poids des âmes, remonte pour se répandre en Dieu. L’âme, en entrant au Ciel, poussera un cri d’amour qui fera disparaître, comme une fumée vaine, tous les chagrins qu’elle a connus ”
Anna de Noailles,
L’Ombre des jours
“ Tu recroises tes bras sur ton cœur refermé. Seule et pleurante auprès de ton âme orgueilleuse Tu souffres la douleur de n’avoir pas d’égal, Pour le bondissement, pour le bien et le mal De ta chance maligne, ardente et périlleuse. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ En possession de l’Esprit Saint, de quoi peut-on réellement souffrir ? La pensée seule de cette possession suscite une force dépassant toute force, une douceur dépassant toute douceur, un courage à l’égal de tous les héroïsmes. ”
Antoine Blanc de Saint-Bonnet,
L'amour et la chute
(1898)
“ La suffisance est si despote, qu'elle se prend pour la mesure des choses. Ces hommes consultent leur coeur avant de laisser parler leur esprit ; leur plus grande frayeur est d'aboutir à des idées qui les dépassent. Humainement, la Foi, l'amour, le dévouement, l'enthousiasme, la. soif du beau et du divin habitent un même coeur. Dire à quelqu'un d'avoir la Foi, c'est lui dire d'avoir de l'âme, et lui dire d'avoir de l'âme, c'est lui dire d'aimer, de ne pas refuser en secret son coeur à Dieu. ”
Auteur : Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Douleur
“ Tout en croissant sur sa tige de liberté, la noble plante spirituelle ne se déformera point ; la douleur vient pour la découper suivant des proportions immortelles. Prenons-nous trop de fermeté ? Dieu nous en retirera pour que nous restions dans les limites de notre amour. Nous remplissons-nous trop d’amour ? ”
Louis-Jérôme Bondil, Discours sur la vie et les vertus de Mgr Charles-François-Melchior-Bienvenu de Miollis… (1843)
“ « Je bénis notre Sauveur de vous voir faire vos délices d'être dans son divin coeur ; d'apprendre de lui-même à être toujours plus humbles Jésus vous applaudissant ne vous dit-il pas : O mes chères créatures ! avancez-vous chaque jour dans le coeur de votre bien-aimé ; ne craignez point d'y trop pénétrer Oh ! ce ne sera jamais assez ! » Si quelquefois vous ralentissez un peu vos pas, hâtez-vous de vous rendre dignes que Dieu vous donne , comme à la colombe , des ailes qui puissent vous soutenir et vous porter plus rapidement, à l'en vi les unes des autres, vers votre divin époux. ”
Marcellin de Bonnal, Des Gouvernements, par M. de Bonnal… (1858)
“ Cette prétendue philosophie, que nous nommons religion , restera-t-elle comme la vôtre à l'état de vague abstraction? Elle est constituée et forme un corps ; elle a sa vie ., sa parole, ses consolations, son foyer domestique auprès des autels Vous allez la trouver quand il vous plaît, à toute heure partout et en tous lieux. Vous lui parlez, elle vous répond. Vous pleurez, elle pleure avec vous : elle aime autant que vous puissiez aimer. Sans appui que vous êtes, sans affections intimes, elle est un gouffre d'amour pour tout ce qui peut s'engloutir en elle. ”
