Marcellin de Bonnal

Résumé

Marcellin de Bonnal Des Gouvernements, par M. de Bonnal… (1858)

Et, cependant, ces dernières créatures naquirent pour tous les instincts de la vie, pour toutes ses passions, pour tous ses transports. Elles se font cadavres et vivent plus largement qu'aucun homme du monde, monarque, financier ou poète !
D'où vient la sérénité de leur quiétude ? De la guerre que le bien livre au mal ; de la transformation du noir au blanc qu'elles opèrent dans l'être. D'un champ de bataille elles font un champ de paix. Votre vie présente est le livre ; la leur n'est qu'une préface. Elles ont le sentiment de l'infini qui nous manque.
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal Des Gouvernements, par M. de Bonnal… (1858)

Or, que fait la philosophie pour le bien-être matériel? Que fait-elle pour le bien être moral ?
La cause la plus puissante de discrédit pour la philosophie , c'est de tirer son origine de l'homme et de conseiller au nom de l'homme. En tant qu'écouter ses semblables, autant vaut n'écouter que soi-même, et c'est ce qui arrive.
Chacun livré à ses interprétations personnelles, sous l'influence de l'organisme physique, de l'âge, de la santé, de la maladie, des positions si complexes d'une carrière humaine, que deviennent l'idée de Dieu, d'immortalité, de morale ?
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal Des Gouvernements, par M. de Bonnal… (1858)

L'homme n'est pour lui qu'un animal à sensations. C'est une machine matérielle, se faisant par l'usagé, par le souvenir, quelque chose de ressemblant à un être moral et qui n'est au fond qu'un tableau synoptique de mémoire. La machine détruite, plus rien ne reste d'elle.
Berkeley part de Locke; mais, loin de conclure au matérialisme de la doctrine du maître, il arrive à la négation de la matière, établit l'idéalisme et tombe dans une sorte de mysticisme d'après lequel la vie n'est qu'un songe, à l'imitation de je ne sais quelle école indienne et se termine par Malebranché.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature