Fergus Macdonald

Élements biographiques

Fergus Macdonald Souvenirs et poèmes (1873)

Ange aux yeux bleus !
Pouvoir te suivre et t'aimer, ma charmante, Comme l'abeille et la fleur odorante
Serait-ce pas un sort délicieux ?
Mais à quoi bon poursuivre un si doux rêve ?
N'y pensons plus : la brise me l'enlève Et le remporte aux cieux.
Février 1872.
VIENS!
Avril est-là qui renouvelle Les fleurs; La fraîche corolle étincelle Des pleurs
Que l'aube verse chaque aurore.
L'oiseau
Nous jette une chanson sonore ; Et l'eau
Dit tout bas en baisant la rive L'amour
Qu'éprouve mon âme captive Du jour
Où je te vis charmante et belle.
Source : Gallica

Fergus Macdonald Souvenirs et poèmes (1873)

Vous dont le visage Captiva mon cœur, Vous qui, belle et sage, Êtes le bonheur ;
Laissez-moi vous dire
En des vers discrets Tout ce que ma lyre A de pleurs secrets.
A votre jeune âme Laissez-moi parler Des beaux jours de flamme Qui me font rêver ;
Si je vous ennuie Ne m'en veuillez pas : Je pleure tout bas Celle qui m'oublie.
II
Tout dans la nature
Semble dire adieu ; Tout perd sa parure ; Tout retourne à Dieu.
La source rapide Ne sait plus chanter; Le merle timide
N'ose plus siffler;
L'étoile est moins pure; Le pré sans verdure ; Le ciel sans été.
Source : Gallica

Fergus Macdonald Souvenirs et poèmes (1873)

Donnez la clémence
Au fort orgueilleux; Donnez l'espérance Au cœur malheureux.
Au pauvre qui pleure Sans feu ni demeure
Accordez l'oubli; Du riche qui chante Aux pieds d'une amante, Éloignez l'ennui.
A celui qui doute Enseignez la route
Qui condu: t à vous, Et que la prière Du croyant sincère Vous parle pour tous.
De la mer qui gronde Apaisez les flots; Et soyez la sonde Pour les matelots
Qui vont par le monde.
— Et moi je disais, Pauvre algue qui passe Pour qui tu priais Avec tant de grâce :
— Seigneur notre père, Maître aux douces lois, Qu'une aile légère T'apporte sa voix
Source : Gallica

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