Thomas Mayne Reid,
A fond de cale : voyage d'un jeune marin à travers les ténèbres
(1882)
“ Pourquoi me laisserait-elle mourir de faim, après m'avoir sauvé de la soif ? Je ne voyais pas comment elle me délivrerait; mais la première chose était de vivre, et, je le répète, j'avais le pressentiment que j'échapperais à la faim. Je mangeai la moitié d'un biscuit, j'avalai un peu d'eau, car la soif était revenue ; puis ayant rebouché la futaille, je m'assis à côté d'elle. Je ne songeais pas à faire d'efforts; à quoi bon ? Tout mon espoir reposait sur le hasard, ou plutôt sur la bonté divine, et j'attendis qu'elle voulût bien se manifester. ”
