Résumé

Portrait de Edgar Allan Poe Edgar Allan Poe Aventures d’Arthur Gordon Pym

Il poussa quelque temps en avant dans un déplorable état d’anxiété, lorsque enfin il trouva le chemin complètement barricadé, et il n’y eut plus moyen pour lui de faire un pas dans la route où il s’était engagé. Vaincu alors par ses sensations, il se jeta de désespoir sur un amas confus d’objets et se mit à pleurer comme un enfant. Ce fut dans cet instant qu’il entendit le fracas de la bouteille que j’avais jetée à mes pieds. Mille fois heureux, en vérité, fut cet incident, — car c’est à cet incident, si trivial qu’il paraisse, qu’était attaché le fil de ma destinée.
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Jamais, tant que je vivrai, je n’oublierai l’intense agonie de terreur que j’éprouvai en ce moment. Mes cheveux se dressèrent roides sur ma tête, — je sentis mon sang se congeler dans mes veines, — mon cœur cessa entièrement de battre, et, sans même lever une fois les yeux pour voir la cause de ma terreur, je tombai, la tête la première, comme un poids inerte, sur le corps de mon camarade.
Je me trouvai, quand je revins à moi, dans la chambre d’un grand navire baleinier, le Pingouin, à destination de Nantucket.
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Je présentai ma main avec les esquilles, et Peters tira immédiatement. Il était libre ! — son esquille, du moins, n’était pas la plus courte ; j’avais donc maintenant une chance de plus contre moi. Je rassemblai toute mon énergie, et je tendis les lots à Auguste. Il tira immédiatement le sien et se trouva également libre ; et maintenant, que je dusse vivre ou mourir, les chances étaient précisément égales. En ce moment, toute la férocité du tigre s’empara de mon cœur, et je sentis contre Parker, mon semblable, mon pauvre camarade, la haine la plus intense et la plus diabolique.
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