Résumé

Gabriel Charmes Les stations d'hiver de la Méditerranée (1885)

Le rayonnement de ces villes trop aimables s'étend, peu à peu diminué, jusqu'à Menton, Bordighera et San-Remo. Avant Cannes, c'est la France; après San-Remo, c'est l'Italie. Mais, de Cannes à San-Remo, ce n'est, à proprement parler, ni la France ni l'Italie. Là, dans ce jardin continu qui descend sur les pentes multicolores des collines pour se baigner dans la mer bleue, habitent des peuples cosmopolites, venus de tous les points de l'horizon, et s'accomplissent des mélanges de races, de nationalités, d'esprits, de mœurs, de sensations très divers, quoique très complets.
Source : Gallica

Gabriel Charmes Les stations d'hiver de la Méditerranée (1885)

Qu'à la suite d'une carrière agitée un vieillard s'avise d'épouser une femme jeune et dans l'éclat de sa beauté, c'est à Nice qu'il va cultiver ce regain de passion, avec l'espoir que le soleil, dont les rayons transforment tout, illuminera son imprudence d'une lueur d'espérance ou d'illusion. Qu'une femme dont les succès diminuent voie son entourage devenir clairsemé et sente l'approche du vide, dont la nature a horreur comme chacun sait, elle part aussitôt pour Nice, où l'ardeur d'un ciel brûlant peut encore faire surgir quelques flammes d'un foyer prêt à s'éteindre.
Source : Gallica

Gabriel Charmes Les stations d'hiver de la Méditerranée (1885)

Peu à peu la vie s'empare de lui, et ses premières épreuves, même si elles sont dures, ont une séduction qui l'entraîne. Je ne sais quels vagues sentiments s'éveillent en lui qui le pénètrent d'une douce tiédeur. L'amour prochain le réchauffe de loin, comme ces flammes qu'on ne voit pas et dont on sent pourtant l'action bienfaisante. C'est peut-être l'époque de l'existence où l'on comprend le mieux la nature, parce qu'on lui ressemble le plus, parce qu'on est aussi inconscient qu'elle, aussi prompt à passer de l'amertume à la joie, de l'ombre à la lumière.
Source : Gallica

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