Résumé

Émile Négrin Souvenir des villes de soleil. Les Odes d'Émile Négrin… (1869)

Si dans les cieux toujours roses Nous devons Revoir les choses Et les gens que nous aimons,
Comme aux cieux l'humble poète Sera fort, Je veux qu'on mette Près de mon luth ton bec d'or.
En attendant, sous l'ombrage, Fier chanteur, De ton ramage Enivre, enivre mon cœur.
On prétend qu'en Amérique Les ravins De ta musique Sont dépourvus; je les plainds.
Que l'homme de ces contrées Vienne donc Où les nittées Des rossignolets se font ;
Où l'hiver n'est qu'un esclave ; Où le sol Produit agave, Palmier et pin parasol :
A Cannes, l'ardente fille Du soleil, Que l'art habille D'une robe de vermeil.
Source : Gallica

Émile Négrin Souvenir des villes de soleil. Les Odes d'Émile Négrin… (1869)

Il me semble que le soleil Sur la bastide Doit resplendir aussi vermeil Qu'au sol Numide :
Le cœur est si chaud, l'air si pur A la campagne!
Si loin la ville où chaque mur Figure un bagne I
Mais la bastide que je vois, Soit à la grève, Soit en plaine, soit dans un bois, Ce n'est qu'un rêve.
Hélas ! c'est un rêve menteur Comme la gloire ; Tout, hormis l'amère douleur, Est illusoire.
Jamais je n'aurai dans Menton, Nice, ni Cannes, Cette bastide au vert balcon Plein de lianes.
Source : Gallica

Émile Négrin Souvenir des villes de soleil. Les Odes d'Émile Négrin… (1869)

A L'HIRONDELLE
a Garonne, ô fille des airs, Pour toi n'a que des flots profanes; C'est l'heure d'en fuir les hivers.
Allons ! des hauteurs où tu planes, Cherche mon clocher, à travers Les grands espaces diaphanes.
Vole, vole. Où la brise aura Plus de fraîcheur, plus d'harmonie, Où le plus beau ciel brillera,
Où de la plus verte prairie Le plus doux parfum montera, Arrête: c'est là ma patrie.
C'est Cannes. Regarde. Son front A le soleil pour diadème; Tout l'univers connait son nom , Et dans tout l'univers on l'aime, Car il lui suffit d'un rayon Pour guérir le malade extrême.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature