Résumé

Une Saison à Cannes en provence… (1878)

Cette ascension, dont le touriste est déjà émerveillé, le conduit sur le plateau, qui lui présente un panorama admirable. C'est le val de Cannes avec ses innombrables villas, sa tour féodale ; les iles verdoyantes de Lérins, le Golfe-Juan, si majestueux lorsqu'il est animé par l'escadre d'évolution ; quand le
temps est clair, et il l'est presque toujours, on aperçoit la Corse. Puis, au-delà de cette ligne jaunâtre que le Var, trace au milieu de l'onde azurée, les rivages de la coquette Nice, surnommée la Baie des Anges (1) , le Mont-Alban, le phare blanc de Villefranche.
Source : Gallica

Une Saison à Cannes en provence… (1878)

De la place Mercier (2) , l'oeil découvre un panorama admirable : le vallon du Cannet, véritable forêt de citronniers, d'orangers toujours chargés de fruits ; çà et là de petits hameaux, dont la blancheur des maisons se détache de la verdure sombre des pins ; des tourelles, des campaniles, des minarets font rêver à l'orient, et rappellent les villages musulmans des côtes de la Marmara et des rives du Bosphore. Au loin la ville de Cannes, le Mont-Chevalier couronné par sa vieille tour, la chaîne de l'Estérel; à l'horizon enfin la mer bleue et les îles de Lérins.
Source : Gallica

Une Saison à Cannes en provence… (1878)

Au midi les îles de Lérins, puis à l'est le cap de la Croisette et la chaîne de l'Estérel à l'ouest, refoulent les tempêtes vers la haute mer, et ne laissent pénétrer sur ce rivage charmant que les enivrants parfums de la brise embaumée.
Quoique les sources d'électricité soient puissantes dans ce pays, où elles témoignent de leur action par l'activité et le luxe de la végétation, les commotions électriques sont peu à redouter ; les nuées, refoulées vers les montagnes par les vents marins, vont s'y décharger.
Source : Gallica

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