Marius Échamel, Souvenirs d'un voyage aux îles de Lérins (1916)
“ Si bien que l'année 1788 vit disparaître l'abbaye. La suppression canonique de l'abbaye fut prononcée et confirmée par le Conseil d'Etat. Il ne restait que quatre religieux avec le prieur qui se retirèrent dans leur famille avec une pension de 1,500 livres. Ainsi disparut ce monastère qui avait produit tant de saints, tant de martyrs ! Tout fut dispersé de ce qui constituait le monastère. Lérins traversa la Révolution sous le nom d'ile Pelletier. Nous savons ce qu'il est aujourd'hui. Puisse-t-il vivre longtemps et revoir les jours de prospérité d'autrefois. ”
