Abbaye de Lérins

Définition et enjeux

André Gouilloud Saint Eucher. Lérins et l'église de Lyon au Ve siècle par le P. André Gouilloud… (1881)

« Une chose digne de remarque, dit l'abbé Gorini, c'est que jamais, pendant tout le cours des débats sur la grâce, le nom de Lérins n'a été prononcé. On a mentionné Valentin et les moines d'Adrumete, en Afrique Camille; et Théodore, prêtres de Gênes ; Cassien et les serviteurs de Dieu à Marseille ; saint Hilaire, sur un point toutefois étranger au semi-pélagianisme; un Vincent, du reste inconnu, qui eut l'honneur d'être réfuté par saint Prosper.
Personne ne parle de l'abbaye de Lérins (1) . »
Source : Gallica

Marius Échamel Souvenirs d'un voyage aux îles de Lérins (1916)

Lérins est une petite île mais illustre par sa gloire.
ILE SAINT-HONORAT
Abbaye de Lérins. Portique d'entrée.
Aux abords du monastère la végétation est luxuriante , les aloès y deviennent énormes, les palmiers vigoureux.
Le pin d'alep y forme des sous-bois enchanteurs que nous parcourrons bientôt.
Un immense portique de style roman sert d'entrée principale au monastère; il est soutenu par quatre colonnes avec chapiteaux sculptés. Il est surmonté de cinq statues placées dans des niches au-dessus desquelles court une frise surmontée elle-même de crénelures. Le tout est imposant.
Source : Gallica

Marius Échamel Souvenirs d'un voyage aux îles de Lérins (1916)

Si bien que l'année 1788 vit disparaître l'abbaye. La suppression canonique de l'abbaye fut prononcée et confirmée par le Conseil d'Etat. Il ne restait que quatre religieux avec le prieur qui se retirèrent dans leur famille avec une pension de 1,500 livres.
Ainsi disparut ce monastère qui avait produit tant de saints, tant de martyrs ! Tout fut dispersé de ce qui constituait le monastère. Lérins traversa la Révolution sous le nom d'ile Pelletier. Nous savons ce qu'il est aujourd'hui. Puisse-t-il vivre longtemps et revoir les jours de prospérité d'autrefois.
Source : Gallica

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