Félix de Salles, Lettres sur le bombardement de Strasbourg en 1870 (1870)
“ La ville de Kehl est en feu, du Rhin à l'église : la citadelle, en répondant à l'ennemi, a incendié les maisons qui abritaient ses batteries. La caserne Saint-Nicolas, située au faubourg National, est criblée de boulets; un seul homme est blessé. Nous ne répondons qu'à coup sûr : le général Uhrich a donné l'ordre exprès de ne pas dépenser inutilement une charge de poudre. La citadelle est en butte à un bombardement furieux. L'esplanade est semée d'obus fichés en terre comme des pieux. Au bruit des projectiles se mêlent dans un roulement incessant les notes sonores de nos canons. ”
