Résumé

Félix de Salles Chapitres nobles de Lorraine. Annales… (1888)

Inséparables dans la vie, comme ils le furent, ô Ciel ! dans le supplice de l'échafaud, l'héroïque princesse suivit jusqu'à la mort les traces du roi-martyr. Le refus de Madame Elisabeth avait non seulement affligé le chapitre, mais le jetait encore dans une grande perplexité : l'aliénation de ses droits (je crois au moins savoir qu'il en était une suite) ne lui laissait plus qu'un temps limité pour élire une abbesse, un an et un jour, si je me le rappelle bien, après quoi le droit d'élection faisait retour à la Couronne.
Source : Gallica

Félix de Salles Chapitres nobles de Lorraine. Annales… (1888)

La dignité princière donnait en même temps à l'institut monastique, déjà à peu près sécularisé, un caractère nettement féodal et politique. Les preuves de noblesse devinrent dès lors, plus encore que par le passé, la condition sine qua non d'admission aux stalles capitulaires, qui n'appartinrent qu'aux maisons de la chevalerie, de même que la pourpre, l'hermine, la crosse, le glaive et la couronne, insignes héraldiques de la princesse-abbesse, ne furent plus que l'apanage des plus illustres familles.
Source : Gallica

Félix de Salles Chapitres nobles de Lorraine. Annales… (1888)

La couronne est semblable à celle de son sceau personnel; la tiare marque l'immédiateté ; la crosse est l'insigne abbatial usité et si l'on y voit en outre une mitre abbatiale, cela ne rappelle-t-il pas cette circonstance qu'Anne-Charlotte fut abbesse de Mons et de Thorn, en même temps que de Remiremont? Le champ de gueules et les clefs en sautoir, conformes au dessin ancien des armes, mettent en tout cas hors de doute que c'est là le sceau du chapitre insigne, tout au moins encore muni des attributs de la souveraineté et maintenu encore dans son immédiateté religieuse.
Source : Gallica

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