Résumé

Jean-Nicolas Beaupré La Belle de Ludre, 1648-1725, essai biographique (1861)

Ainsi, Madame de Scudéry croit à l'amour de Madame de Ludre pour la personne de Louis XIV, et Bussy n'y croit pas, parce que Louis XIV est un roi, et quoiqu'il mérite d'être aimé plus que personne. Voilà bien l'opinion d'un courtisan, et Bussy n'a pas cessé de l'être, quoique depuis longtemps exilé de la cour : sa correspondance en fait foi. Nous préférons nous en rapporter au sens intime d'une femme, jugeant par les faits de ce qui est dans le coeur d'une autre femme.
Source : Gallica

Jean-Nicolas Beaupré La Belle de Ludre, 1648-1725, essai biographique (1861)

Nous l'avons vue à Poussay, plus tard à Nancy, et nous avons pu la suivre jusqu'au jour où elle s'éloigna de son pays natal. Mais à la cour de France, où tant de femmes célèbres à différents titres attirent les regards, elle est comme perdue dans la foule. Madame de Ludre est alors dans la fleur la plus fraîche de la jeunesse ; sa beauté brille du plus vif et du plus séduisant éclat, c'est assez pour qu'on l'admire
Source : Gallica

Jean-Nicolas Beaupré La Belle de Ludre, 1648-1725, essai biographique (1861)

Les destinées de Madame de Ludre et de Mademoiselle d'Apremont présentent un remarquable contraste.
L'oisiveté conduit Charles IV dans le cloître où s'était abritée la jeunesse d'Isabelle de Ludre. Présentée à ce prince par son abbesse, la chanoinesse le captive par son esprit et par sa beauté. L'abbesse, autrefois femme du grand monde , ménage entre eux des rencontres fréquentes, et fait entrevoir à cette jeune fille de quatorze ans le rang suprême auquel elle peut s'élever, si elle répond à l'amour de son souverain
Source : Gallica

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