Madame de Montmorency

Définition et enjeux

Amédée Renée Madame de Montmorency, moeurs et caractères au XVIIe siècle… (1858)

Si Marie de Médicis avait marié sa nièce à Louis XIII, la France eût trouvé dans cette reine l'intelligence la plus haute, jointe à l'amour, un composé de saint Louis et de Richelieu.
Il y avait bientôt un an que madame de Montmorency portait le poids de sa charge d'âmes. Elle avait dit que « la fin de son année seroit celle de sa vie. » Indépendant de la matière, l'esprit en elle vivait dans l'oubli du corps ; mais ce corps déclinait toujours : sans repos, sans sommeil, sans réparation, la vie des organes s'arrêtait.
Source : Gallica

Amédée Renée Madame de Montmorency, moeurs et caractères au XVIIe siècle… (1858)

Avant que de finir, dit-elle, il faut que je vous conjure, Mes Filles, d'avoir un grand respect, une entière révérence pour madame de Montmorency, qui est une âme sainte, à qui l'ordre a des obligations infinies pour tous les biens spirituels et temporels qu'elle y fait. Je vous estime heureuses de l'inspiration que Dieu lui a donnée; elle vit parmi nos soeurs avec plus d'humilité, de bassesse et de simplicité que si c'estoit une petite paysanne.
Source : Gallica

Jean-Claude Garreau Vie de Mme la duchesse de Montmorency… (1824)

Avec de l'assiduité et de l'ordre dans la distribution de son tems, elle vint à bout de suffire à un si grand travail, sans que sa dévotion bien réglée en souffrit; et sans manquer aux devoirs de bienséance auquel son rang l'astraignait. Tant il est vrai que l'on peut plus qu'on ne pense, et qu'il ne s'agit que d'avoir assez de raison pour vouloir sérieusement ce que si souvent on regarde comme impossible. Cette conduite de Madame de Montmorency réfute tous les prétextes de la mollesse et de la lâcheté de presque toutes les dames du grand monde, ou qui s'imaginent en être.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature