Marie-Félicie Des Ursins

Définition et enjeux

Charles de Baillon Madame de Montmorency, Marie-Félicie Des Ursins (1880)

La troisième, dont nous nous occuperons spécialement ici, Marie-Félicie des Ursins, duchesse de Montmorency, arrachée comme par la foudre des bras de son époux, en pleine jeunesse et en plein bonheur, n'avait eu dans sa vie qu'un seul amour, partagé en deux jusqu'à ce que Dieu se le fût réservé tout entier. L'art a immortalisé les regrets de Mme de Montmorency
Source : Gallica

Paul Fliche Mémoires sur la vie, les malheurs… (1877)

Mais ce voyage de l'Aquitaine fournit à Marie-Félice la précieuse occasion de grands actes de charité. Elle ne rencontra sur toute sa route qu'un pays désolé par la guerre, couvert de ruines et de sang. Son cœur s'attendrissait à la vue de ces populations décimées, réduites à une misère profonde, et elle répandit, en tous lieux, des aumônes considérables. Les pauvres l'acclamaient comme leur plus aimable et généreuse bienfaitrice, comme la plus douce image pour eux de la Providence céleste dont
la miséricorde éclate dans toute la terre.
Source : Gallica

Paul Fliche Mémoires sur la vie, les malheurs… (1877)

« MONTMORENCY. »
Ces touchants regrets donnés à Marie-Félice avaient été le premier cri du prince à l'heure où on le faisait prisonnier :ils furent la suprême aspiration de sa grande âme avant d'aller à l'échafaud. Certes, nous pourrions bien affirmer que, dans l'intervalle de sa captivité à sa mort, il eut besoin de toute l'énergie de sa foi, pour apaiser cette vive et si légitime passion que lui inspirait la tendre vertu de la Duchesse. « Mon Père, disait-il, la « nature s'émeut et voudrait bien murmurer; mais « nous lui imposerons le joug, avec la grâce de Dieu, « tout cruel qu'il soit. »
Source : Gallica

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