Résumé

Charles de Baillon Madame de Montmorency, Marie-Félicie Des Ursins (1880)

Son humeur restait toujours si douce, elle était si éloignée de toute idée de coquetterie, qu'on sentait bien que son cœur ne s'éloignait jamais de celui qui l'avait fait battre pour la première fois ; chose triste à dire, il peut y avoir parfois inconvénient à ce qu'un mari soit trop sûr de sa femme. Veillant d'ailleurs sur le sien avec la sollicitude incessante d'un ange gardien, Marie-Félicie savait écarter de lui tout ce qui pouvait être chagrin ou danger : un jour même, elle remporta une véritable victoire.
Source : Gallica

Charles de Baillon Madame de Montmorency, Marie-Félicie Des Ursins (1880)

Vouées toutes les deux à un même avenir
d'infortunes, qui devait payer si chèrement les premières années de bonheur, il semblait que la parité de leurs destinées les attirât plus étroitement l'une vers l'autre ; si la duchesse devait gravir la première la voie douloureuse, qui la conduisit au renoncement absolu de tout ici-bas, l'effroyable catastrophe qui précipita la royale veuve de Charles Ier du faîte de l'amour et des grandeurs, devait également porter au cœur de cette princesse une de ces blessures incurables, qui saignent encore dans l'histoire.
Source : Gallica

Charles de Baillon Madame de Montmorency, Marie-Félicie Des Ursins (1880)

Un jour vint où toute cette belle passion s'évapora : Montmorency, avec sa légèreté habituelle, ne craignit pas d'élever, comme Bellegarde et Buckingham, ses vœux jusqu'au trône : il s'éprit de la reine Anne d'Autriche. Cette fois le héros si souvent vainqueur n'eut aucun succès, mais la marquise était trop glorieuse pour supporter le partage de son amour, même avec une tête couronnée : une rupture absolue s'ensuivit, et elle ne lui pardonna jamais.
Source : Gallica

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