Résumé

Paul Fliche Mémoires sur la vie, les malheurs… (1877)

Les sœurs Visitandines, qui avaient accueilli la Duchesse, comme si elles eussent vu briller en elle les stigmates du Sauveur en croix, pensaient trouver dans ce cœur brisé, tout pénétré de l'amour du sacrifice, des leçons non pareilles de haute et fervente piété. En s'approchant des Saints, en s'élevant avec eux vers les sommets bienheureux, où leur sublime essor les a portés, on s'anime davantage de l'esprit de Jésus-Christ, de même qu'on respire un air plus pur, qui semble doubler les forces corporelles, lorsqu'on gravit la cime des montagnes.
Source : Gallica

Paul Fliche Mémoires sur la vie, les malheurs… (1877)

Au sortir de Pézenas, il lui fut donné un tout autre spectacle que celui qu'elle avait eu, sous les yeux, deux mois auparavant, dans les faubourgs de Béziers, après la défaite de M. de Montmorency. Elle put voir, par elle-même, sur
tout le parcours de sa route, l'affection qu'avait causée dans le Languedoc le supplice de son illustre et magnanime époux. Les grands et les petits se faisaient gloire de la lui témoigner, par des signes non plus timides et équivoques, comme au temps de l'invasion des armées du Roi. Marie-Félice cheminait au milieu d'une désolation générale.
Source : Gallica

Paul Fliche Mémoires sur la vie, les malheurs… (1877)

L'arrivée de M. de Montmorency combla les vœux de Marie-Félice. Mais le bonheur ne se montrait à elle que comme une ombre fugitive. La guerre se déclara tout à coup entre la France et l'Italie.
Qu'allait faire le duc de Montmorency? Le Roi, sur la parole qu'il avait donnée à la Duchesse, lui laissa - toute sa liberté. En vaillant soldat, il ne l'accepta point.
Il reprit, comme volontaire, ses éminentes fonctions de général en chef. Marie-Félice l'admira, en s'oubliant elle-même ; son sacrifice fut à la hauteur de celui de son époux.
Source : Gallica

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