David de Saint-Alban

Élements biographiques

David de Saint-Alban Anne de Montmorency ; par David de St-Alban (1854)

Il ajoutait que les princes d'Italie, si indignement abandonnés, deviendraient ennemis mortels du nom français ; qu'ils seraient les premiers à exhorter Charles-Quint à entrer en France et à le seconder de toutes leurs forces ; qu'avec plus de confiance on inspirerait à l'empereur plus de modération; qu'il n'y avait qu'à aider les princes d'Italie de quelques secours d'hommes et d'argent, et fondre sur les Pays-Bas avec toutes les forces de la France et de l'Angleterre. François Ier était trop éclairé pour ne pas être.
Source : Gallica

David de Saint-Alban Anne de Montmorency ; par David de St-Alban (1854)

Le Piémont presque entier redevint province française; mais, dans la terreur et la confusion où était l'armée impériale, manquant de vivres, d'artillerie et d'hôpitaux, les victoires du dauphin et de Montmorency ne se seraient bornées qu'à la conquête du Milanais, si le roi lui-même ne les eût arrêtés. Ce prince, qui aimait mieux devoir ce duché à la négociation qu'à la force des armes, venait d'accorder une trêve de trois mois à l'empereur, pendant laquelle on devait traiter de la paix à des conditions avantageuses pour la France.
Source : Gallica

David de Saint-Alban Anne de Montmorency ; par David de St-Alban (1854)

Sur ces entrefaites, la mort le priva d'un triomphe qu'il avait préparé par sa sage lenteur. Le duc de Bourbon son successeur, ennemi personnel de Bonnivet, fit la guerre avec plus de feu et d'éclat; on connaît ses succès. Il défit à Rebec l'arrière-garde de Bonnivet : journée funeste qui priva la France du chevalier Bayard! de quarante mille hommes que l'amiral avait conduits en Italie, il n'en ramena pas dix mille dans sa patrie.
Le maréchal de Montmorency ne fut pas le témoin de ces désastres ; le roi l'avait forcé de venir rétablir à Lyon sa santé épuisée.
Source : Gallica

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