Louis de Carné,
Revue des Deux Mondes
“ Le duc d’Alençon était devenu pour les politiques un instrument précieux. Frère du roi et héritier présomptif du trône, il donnait à la ligue de tous ces intérêts privés la consistance d’un parti dont il travaillait à devenir le centre. Les princes de Condé et de Navarre représentaient pour l’Allemagne comme pour la France la cause même de la réforme. Le triomphe du duc d’Alençon tendait à reconstituer la féodalité sur la base de l’hérédité des gouvernemens provinciaux ; celui des princes de la maison de Bourbon impliquait pour l’avenir la séparation du royaume de la grande unité romaine. ”
