René d'Anjou

Définition et enjeux

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire…

On a fait de lui une sorte d’artiste déclassé : on l’a représenté sous les traits d’un gourmet des choses d’art, tout absorbé par la rage d’écrivailler ou de barbouiller lui-même, mal à propos dérangé de ses chères occupations par les soins de la politique, mais se hâtant d’y retourner, quitte à perdre sans regret ses couronnes. Ce n’est pas là le vrai René d’Anjou. Le vrai René d’Anjou, c’est sans doute un prince ami des arts et des lettres, avide de science, épris du beau sous toutes ses formes, grand protecteur des artistes et des poètes
Source : Wikisource

Various L'Illustration, No. 0067, 8 Juin 1844

Deux cents ans plus tard, René d'Anjou, comte de Provence, roi titulaire de Sicile, de Naples et de Jérusalem, composa pour cette solennité le spectacle original qu'on appelle les jeux de la Fête-Dieu. René d'Anjou était un prince assez semblable à ce bon roi d'Yvelot, qui dormait fort bien sans gloire, sous un simple bonnet de coton; bien qu'il fût d'un grand cœur et d'un grand courage, il n'eut pas de bonheur à la guerre
Source : Gutenberg

Alfred Leroux Nouvelles recherches critiques sur les relations politiques de la France avec l'Allemagne de 1378 à… (1892)

Le rôle que René d'Anjou avait joué dans le conflit entre les communes allemandes et leurs seigneurs induit fort légitimement à croire que le duc exerçait de nouveau à ce moment sur l'esprit du roi l'influence prépondérante que nous avons déjà constatée de 1442 à 1445, et qu'il méditait de faire tourner cette influence au profit de ses intérêts en Italie, en fortifiant mieux que jamais la royauté contre les entreprises du duc de Bourgogne. Et en effet René d'Anjou reparut bientôt dans le royaume de Naples avec l'appui au moins moral du roi de France.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature