Charles le Téméraire

Définition et enjeux

Émile Toutey Charles le Téméraire et la ligue de Constance (1902)

Sa propre expérience, comme celle du roi de Hongrie et de plusieurs autres princes, aurait dû le prévenir contre les séductions de l'homme artificieux (Frédéric III) , qui s'entend merveilleusement à attacher une cloche au col de ceux qu'il redoute, pour qu'ils ne puissent remuer la tête sans faire du bruit. Quoi de plus ingrat et de plus périlleux, pour Charles le Téméraire, qu'une guerre à soutenir contre un peuple indompté et indomptable comme les Suisses.
Source : Gallica

Georges Doutrepont La Littérature française à la cour des ducs de Bourgogne Philippe le Hardi… (1909)

Charles le Téméraire est, à ce point de vue, son digne fils. A 18 ans, il fait ses débuts et de brillants débuts. Pour eux et leurs courtisans, rien n'est « plaisant », rien n'est beau comme cette petite guerre.
On croirait, lorsqu'on lit les mémorialistes qui nous la racontent, on croirait lire un roman. La réalité vaut la fiction ; elle vaut les livres. Dans Perceforest, cette « encyclopédie du monde chevaleresque », dans Olivier de Castille, Louis de Gavre, Gilles de Chin, Gilles de Trazegnies et ailleurs encore, les spectacles ne sont plus captivants ni mieux imaginés.
Source : Gallica

Georges Doutrepont La Littérature française à la cour des ducs de Bourgogne Philippe le Hardi… (1909)

Ce qui le frappe, c'est le côté extérieur et pittoresque des choses. « Festes et esbatemens, emprinses », tournois, réceptions mondaines, détails de mœurs et d'habillements, voilà ce dont il est soucieux d' «escripre». L'on a constaté, par exemple, que le récit du mariage de Charles le Téméraire lui prend « plus d'un tiers des chroniques de ce règne » (I) , sans compter qu'il en donne une seconde rédaction, moins longue, dans son Traictié des Nopces de Monseigneur le Duc de Bourgoingne et de Brabant (2) .
Source : Gallica

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