André Florent

Élements biographiques

André Florent Aux temps héroïques de Jeanne Hachette (1945)

Un sursaut de révolte l'avait fait frémir; cet étendard flottant à la crête du mur, c'était le signe du triomphe de l'ennemi, et le point de ralliement des bourguignons victorieux. C'était une profanation de la ville et la marque infamante de la défaite des Beauvaisiens. Ceux qui ont vu et subi le drapeau ennemi dans leur ville natale, savent le désespoir et la honte qu'ils ont soufferts. Ce sont ces réflexions spontanées et ces sentiments instinctifs qui donnèrent à Jeanne Laisné l'élan patriotique qui lui fit tout braver.
Source : Gallica

André Florent Aux temps héroïques de Jeanne Hachette (1945)

Cette rue Jeanne-Hachette, qui débouchait dans la rue des Jacobins, se trouvait dans l'angle sud-est de la ville, non loin du Thérain et de la porte de Paris. Il y a donc là, tout au moins, une vraisemblance, car c'est évidemment dans un quartier populeux, dans une rue étroite de la périphérie que l'ouvrier ou le compagnon habite. Ces rues, souvent adossées aux remparts, sont toujours d'un aspect pénible et miséreux. La chaussée en est de terre ou de pavés cahoteux, encombrée de tout ce qui déborde des maisons et sillonnée de ruisseaux.
Source : Gallica

André Florent Le porche ébloui (1951)

Ils n'auront pas connu le réveil ineffable Des arbres dans les champs, des oiseaux dans les airs, Du ruisseau dans le bois et du flot sur le sable, Quand jaillit du soleil une gerbe d'éclairs;
Les horizons marins frangés d'écume blanche Promis au rêve libre enclin à voyager Vers les pays dorés où, le poing sur la hanche, Les filles vont cueillir le fruit de l'oranger;
Les midis si brûlants où l'amour s'exaspère Au fond du clair-obscur des granges et des nids, Non plus que la splendeur des soirs où l'on espère Au seuil mystérieux des couchants infinis.
Source : Gallica

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