André Florent, Le porche ébloui (1951)
“ Les femmes au matin s'en vont l'allure vive, La chemise entrouverte, une bouclette au front, Le minois éveillé que la fraîcheur avive. Les regarder de trop serait presque un affront. C'est comme si, mettant le nez à la fenêtre, Vous prétendiez fixer en face le soleil; Vous en seriez puni, car on ne peut connaître Sans en être ébloui l'Aurore à son réveil. Percevez, en passant d'un air de bon apôtre, Ce qui vous apparaît sous un voile incertain, Puis emportez chez vous ce rêve qui est vôtre. Ne regardez pas trop les femmes au matin. ”
