Jeanne Hachette

Définition et enjeux

André Florent Aux temps héroïques de Jeanne Hachette (1945)

Il est donc bien amer de constater, en fin de cet avant-propos, que l'héroïne de Beauvais ne portait pas pour nom Jeanne Hachette, mais Jeanne Laisné, dite Fourquet ; qu'elle était pauvre briseresse de laine, c'est-à-dire cardeuse de laine, et que, si elle eut le simple et beau courage d'arracher l'étendard d'un soldat bourguignon qui montait à l'assaut des remparts, ce fut « sans baston ni ayde », c'est-à-dire sans hachette
Source : Gallica

André Florent Aux temps héroïques de Jeanne Hachette (1945)

Plus près, la bataille continuait à faire rage, les attaques à la porte se succédaient, les tentatives d'escalade se répétaient, toujours plus âpres et toujours sans succès.
Et c'est vers cette heure — quatre ou cinq heures après-midi — que se produisit l'événement du jour, on devrait dire l'événement du siège : le geste de Jeanne Laisné, dite Jeanne Hachette.
Cette simple enfant du peuple, cette pauvre et obscure « briseresse de laine » avait aperçu un drapeau bourguignon qu'un soldat s'efforçait de
planter sur le rempart.
Source : Gallica

Renet Beauvais et le Beauvaisis dans les temps modernes… (1898)

Paulin Paris suppose que l'histoire de Jeanne-Hachette ne s'appuie que sur le témoignage de Saint-Prosper, du président Hénault, de Moréri, de Mézerai, et le savant académicien se donne le plaisir de s'écrier ironiquement : « Comment donc, après tant de témoignages, oserons-nous contester les hauts faits de Jeanne-Hachette ? » Selon lui, « tous ces témoignages reposent uniquement sur l'autorité d'un conteur de fables, André Favin. Avant Favin, et il s'agit d'un événement du xve siècle, on ne saurait citer aucun auteur, qui ait prononcé le nom de la libératrice de Beauvais. »
Source : Gallica

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