Émile Desbeaux,
Le Jardin de Mademoiselle Jeanne…
(1927)
“ Jeanne, avant de se coucher, avait été prévenir Clément. Aussi, le lundi matin, arrivait-elle de très bonne heure dans son jardin, accompagnant son vieux jardinier. Celui-ci hocha tristement la tête devant la marguerite. Voir mourir une fleur lui causait une véritable tristesse : on se rappelle que Clément croyait que les plantes vivent, sentent et souffrent. Jeannette aussi était émue. Pendant que Clément s'apprêtait à bêcher pour extraire les racines de la plante et faire place à une autre, Jeanne, voulant garder un souvenir, choisit les fleurs les moins fanées et les cueillit. ”
