Émile Desbeaux

Émile Desbeaux

Résumé

Portrait de Émile Desbeaux Émile Desbeaux Le Jardin de Mademoiselle Jeanne… (1927)

Jeanne, avant de se coucher, avait été prévenir Clément.
Aussi, le lundi matin, arrivait-elle de très bonne heure dans son jardin, accompagnant son vieux jardinier.
Celui-ci hocha tristement la tête devant la marguerite. Voir mourir une fleur lui causait une véritable tristesse : on se rappelle que Clément croyait que les plantes vivent, sentent et souffrent.
Jeannette aussi était émue. Pendant que Clément s'apprêtait à bêcher pour extraire les racines de la plante et faire place à une autre, Jeanne, voulant garder un souvenir, choisit les fleurs les moins fanées et les cueillit.
Source : Gallica

Portrait de Émile Desbeaux Émile Desbeaux Le Jardin de Mademoiselle Jeanne… (1927)

Si le malheur veut qu'on coupe à un homme un bras ou une jambe, ce bras ou cette jambe deviennent aussitôt inanimés, c'est-à-dire sans vie. Mais, si on coupe un lombric en deux ou plusieurs morceaux, ces morceaux continuent à vivre et à se mouvoir. Chaque fragment parvient même à reproduire de nouveaux anneaux et à reformer un ver complet.
— Alors, dit Jeanne, c'est comme si l'homme à qui on a coupé la jambe pouvait se la faire repousser?
— C'est exactement cela! répondit M. de Chanzy, satisfait de la sagacité de sa fillette.
Source : Gallica

Portrait de Émile Desbeaux Émile Desbeaux Le Jardin de Mademoiselle Jeanne… (1927)

Jeanne écoutait, très attentive. Tout à coup elle dit: — Mais les plantes n'ont pas de sang?
— Si vous avez bien suivi ce que je viens de vous dires mademoiselle Jeanne, vous allez comprendre qu'elles en ont cependant. Ce que la racine ou la bouche de la plante mange, c'est-à-dire la sève, arrive dans ses feuilles, qui sont ses poumons à elle, et l'air qui vient y pénétrer transforme cette sève en une autre sève toujours blanchâtre, mais beaucoup plus épaisse, beaucoup plus riche, qui est réellement le sang de la plante.
Source : Gallica

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