Résumé

Renet Beauvais et le Beauvaisis dans les temps modernes… (1898)

Il est facile à un écrivain quelconque, à un journaliste quelconque, à un orateur quelconque, de ramasser et de lancer bravement contre Jean de Bar, les traits, les accusations, les injures que d'autres écrivains, des avocats, des ennemis de l'évêque-comte de Beauvais ont fait valoir, pour le rendre odieux et le dépouiller. Mais bien autrement difficile est la tâche de l'historien sérieux, qui veut discerner le vrai du faux, apprécier les torts et les exagérations, examiner les témoignages contemporains ou postérieurs, faire la part de la passion et de la justice.
Source : Gallica

Renet Beauvais et le Beauvaisis dans les temps modernes… (1898)

Le traité de Picquigny mit le Téméraire en fureur. Le duc de Bretagne avait été compris dans ce traité. On avait aussi réservé, au duc de Bourgogne, la faculté d'y accéder. Il refusa. « Est-ce donc pour moi, que j'ai fait passer les Anglais ? C'est pour eux, pour leur rendre ce qui leur appartient. Je prouverai que je n'ai que faire d'eux. Je ne veux point de trêve que pour trois mois, après qu'ils auront repassé la mer ». Ce langage, plein de fierté, mettait à nu tout ce qu'il y avait, dans l'âme du Téméraire, de haine implacable, non seulement contre Louis XI, mais contre la France.
Source : Gallica

Renet Beauvais et le Beauvaisis dans les temps modernes… (1898)

L'auteur de la « France historique » nous montre Jeanne Laisné, brandissant sa petite hache et criant d'un air inspiré : « Aux armes ! aux armes! mes amis les bons bourgeois ! Mort aux Bourguignons ! La glorieuse vierge sainte Angadrême, nous protégera ».
Voulez-vous maintenant voir l'arme à l'oeuvre sur le rempart ?
Une femme s'élance, une hache à la main ;
Voyez-là, l'oeil en feu, la narine enflammée,
Cette femme elle est seule, et c'est toute une armée. Ardente, irrésistible, ivre de liberté,
Elle frappe, elle abat l'ennemi culbuté.
Source : Gallica

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