Fanny Dénoix, Beauvais, par Mme Fanny Dénoix Des Vergnes (1868)
“ Dans cet enclos, tout remué par la charrue, le pied heurte çà et là des tronçons de colonnes, des fragments de chapiteaux, comme on foule des ossements dans les anciens cimetières livrés à l'agriculture, et les socs immuables de deux poteaux qui formaient l'entrée d'un souterrain. Autour de ces choses indéfinissables, de ces choses sans nom, il nous semble voir passer l'ombre des religieux, et sentir la brise apporter un reflet de leur âme. L'église aussi a légué ses débris aux constructions, aux foyers de Beauvais ; il n'en reste plus qu'un pan et des fondements informes. ”
