Résumé

Fanny Dénoix Beauvais, par Mme Fanny Dénoix Des Vergnes (1868)

Dans cet enclos, tout remué par la charrue, le pied heurte çà et là des tronçons de colonnes, des fragments de chapiteaux, comme on foule des ossements dans les anciens cimetières livrés à l'agriculture, et les socs immuables de deux poteaux qui formaient l'entrée d'un souterrain. Autour de ces choses indéfinissables, de ces choses sans nom, il nous semble voir passer l'ombre des religieux, et sentir la brise apporter un reflet de leur âme.
L'église aussi a légué ses débris aux constructions, aux foyers de Beauvais ; il n'en reste plus qu'un pan et des fondements informes.
Source : Gallica

Fanny Dénoix Beauvais, par Mme Fanny Dénoix Des Vergnes (1868)

Là, c'est l'Immaculée Conception, avec trop de naïveté peut-être. La Vierge, encore dans le sein maternel, sourit aux hommages du Père éternel en mitre; à David, lui jouant de la harpe; à son père, tout empreint de mansuétude. Anne, rayonnante de foi, remercie l'éternelle Sagessè, et, de bouches diverses, s'échappe un phylactère aux lignes prophétiques.
Le Christ au Jardin des Olives, trempé d'une
sueur d'eau, de sang, accepte les douleurs de la Passion, en face d'une croix apportée par un ange, tandis qu'en bas, dans un ravin, les apôtres dorment profondément.
Source : Gallica

Fanny Dénoix Beauvais, par Mme Fanny Dénoix Des Vergnes (1868)

Outre la flèche, la fronde, la francisque, le pieu durci au feu lui formait un puissant projectile, aussi Beauvais l'a-t-il couronné de créneaux pour s'en faire des armoiries.
Dans leurs repas, les Bellovaques s'asseyaient sur des bottes de foin disposées autour d'une table basse. Le service opéré, chacun saisissait à deux mains un membre entier d'animal et mordait à même comme un lion. On buvait à la ronde, en un vase de terre ou de métal que les serviteurs faisaient circuler; derrière les convives, s'arrondissait un cercle de servants d'armes, soutenant des boucliers et des lances.
Source : Gallica

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