Résumé

André Florent Aux temps héroïques de Jeanne Hachette (1945)

L'incompréhension de Jean le Bon, partageant la France en apanages entre ses fils et créant ainsi des guerres civiles pour plus d'un siècle, n'y peut rien changer : la Bourgogne n'est qu'une province du royaume. Louis XI est le roi, Charles n'est que le sujet toujours indocile et révolté, et c'est vers le premier, malgré ses laideurs et ses vices, vers ce Valois « rassembleur de terres » que va malgré tout notre sympathie.
Tels étaient les deux adversaires de qui dépendait le salut ou la ruine de la France, quand parurent devant Beauvais les avant-gardes de l'armée bourguignonne.
Source : Gallica

André Florent Aux temps héroïques de Jeanne Hachette (1945)

Cette rue Jeanne-Hachette, qui débouchait dans la rue des Jacobins, se trouvait dans l'angle sud-est de la ville, non loin du Thérain et de la porte de Paris. Il y a donc là, tout au moins, une vraisemblance, car c'est évidemment dans un quartier populeux, dans une rue étroite de la périphérie que l'ouvrier ou le compagnon habite. Ces rues, souvent adossées aux remparts, sont toujours d'un aspect pénible et miséreux. La chaussée en est de terre ou de pavés cahoteux, encombrée de tout ce qui déborde des maisons et sillonnée de ruisseaux.
Source : Gallica

André Florent Aux temps héroïques de Jeanne Hachette (1945)

Un sursaut de révolte l'avait fait frémir; cet étendard flottant à la crête du mur, c'était le signe du triomphe de l'ennemi, et le point de ralliement des bourguignons victorieux. C'était une profanation de la ville et la marque infamante de la défaite des Beauvaisiens. Ceux qui ont vu et subi le drapeau ennemi dans leur ville natale, savent le désespoir et la honte qu'ils ont soufferts. Ce sont ces réflexions spontanées et ces sentiments instinctifs qui donnèrent à Jeanne Laisné l'élan patriotique qui lui fit tout braver.
Source : Gallica

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