John-Théodore Dupont-White

Résumé

John-Théodore Dupont-White Le siège de Beauvais (1472) (1848)

Après une vigoureuse résistance, blessé à la jambe, Balagny est obligé de rentrer en ville, devant cent lances et trois cents archers de l'ordonnance du duc. Alors les Bourguignons forçant la porte du faubourg, se croient déjà maîtres de Beauvais et crient: ville gagnée. Mais ils ne tardèrent pas a en rabattre, quand ils se virent en face de la vraie ville, avec son fossé large et profond, ses remparts chargés d'un triple rang de défenseurs, l'arc au poing et la trousse au côté, ses longues couleuvrines en batteries et prêtes à faire feu.
Source : Gallica

John-Théodore Dupont-White Le siège de Beauvais (1472) (1848)

Après treize jours d'un continuel bombardement, Beauvais avait réparé ses brèches, et n'avait perdu que très-peu d'hommes sur les remparts ; mais, de plus, on ne comprenait pas qu'il y eût eu si peu de victimes dans une ville si remplie de monde. Non seulement la mitraille et les boulets de pierre n'avaient cessé d'y pleuvoir, mais continuellement, pointant aux clochers, aux faites des tours, alors en si grand nombre dans la cité, les canons et les bombardes en détachaient d'énormes blocs de pierre.
Source : Gallica

John-Théodore Dupont-White Le siège de Beauvais (1472) (1848)

La largeur des cours d'eau qui défendaient la ville au midi, les.
forteresses de la porte de Paris et de la porte Saint-Jean hérissées de canons et croisant leurs feux, une garnison redoutable, un peuple aguerri et exalté par le succès ; et d'un autre côté, tout Paris sous les armes, le roi s'avançant avec une armée de cinquante mille hommes grossie des secours des villes voisines, telles étaient les chances qui attendaient le duc si l'on eût suivi la folle pensée qu'il avait de partager ses forces et de les placer entre deux feux.
Source : Gallica

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