Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc

Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc

Résumé

Portrait de Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Le siège de La Roche-Pont (1879)

Que, loin d'être le protecteur de ses vassaux, ledit duc ne pensait qu'à les ruiner, et que si lui, roi de France, se présentait sur les terres de la Roche-Pont, il y serait accueilli comme le souverain et puissant justicier, seul digne de gouverner.
L'occasion était trop belle pour que Philippe-Auguste ne s'empressât pas de la saisir. Amoindrir sous un prétexte aussi plausible, en mettant de son côté le bon droit, la puissance d'un grand vassal, cela entrait trop bien dans ses projets pour qu'il ne mît pas en cette affaire l'activité et la fermeté qu'il savait si bien déployer.
Source : Gallica

Portrait de Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Le siège de La Roche-Pont (1879)

La corde se tendit et les quatre hommes eurent bientôt hissé le frère jusqu'aux merlons. « Eh bien? dit Anseric. Le vavasseur est là, j'ai failli le tuer, le prenant pour un Bourguignon, car il en a l'habit; c'est lui qui m'a reconnu et m'a appelé par mon nom. Eh bien! Eh bien! Élienor? Tous sont là, cachés, car les Bourguignons ne sont guère loin; par ce temps du diable, ils sont terrés comme des lapins. Il ne faut pas perdre de temps. Descendons une barquette au bout de la corde, nous remonterons dame Elienor et les autres après, si les Bourguignons nous laissent faire. »
Source : Gallica

Portrait de Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Le siège de La Roche-Pont (1879)

La journée était bonne pour les défenseurs ; mais ils avaient perdu près de deux cents des leurs tant tués que blessés. Anseric avait été touché par plusieurs carreaux à travers son haubert et était couvert de sang, Le baron', pour combattre plus aisément, étouffé sous son heaume, l'avait ôté pendant le combat et avait à la tête une large plaie. On se hâta de jeter par les créneaux les corps des
Bourguignons tués sur les dernières charpentes embrasées du beffroi et d'enterrer dans la cour les morts qui y étaient tombés.
Source : Gallica

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