Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc

Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc

Résumé

Portrait de Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Histoire d'une forteresse : avec 8 gravures en couleurs (1874)

Si vous allez à la Roche-Pont, montez sur les restes du donjon. De ce point élevé, la vue, par une belle matinée claire de printemps, est admirable vers le Sud, elle s'étend jusqu'à la Saône et découvre la petite rivière d'Abonne, serpentant au fond du val à travers les prés et les vergers. Au Nord, le plateau s'élargit couvert de bouquets de bois, et n'est borné que par les silhouettes bleues des collines de la Haute-Marne. A vos pieds, la ville avec ses remparts semble un vaisseau amarré à l'extrémité d'un promontoire.
Source : Gallica

Portrait de Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Histoire d'une forteresse : avec 8 gravures en couleurs (1874)

La plupart des maisons étant faites de bois, le feu, activé par un vent de l'Ouest, gagnait de proche en proche. Assiégeants et assiégés se battaient jusqu'au milieu des flammes. C'était une série de combats isolés, sans que, de part et d'autre, la voix des chefs pût se faire entendre.
Gondomar et un millier d'hommes s'étaient réfugiés dans le château, et du haut de ses tours le roi bourguignon pouvait voir brûler sa fidèle cité et entendre les cris des vainqueurs et des vaincus se rapprocher de plus en plus de
l'enceinte de ce dernier refuge.
Source : Gallica

Portrait de Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc Histoire d'une forteresse : avec 8 gravures en couleurs (1874)

Frère Jérôme, armé d'une énorme plommée, monté sur un merlon, assommait tous ceux qui se présentaient à sa portée. Le duc, demeuré au bas du beffroi, croyant le chemin de ronde emporté, pressait les hommes d'armes afin qu'ils pussent soutenir en nombre écrasant les premiers arrivés sur le rempart. Il y avait, grâce aux efforts d'Anseric et du baron, un temps d'arrêt au sommet du beffroi, et le débouchement du pont ne pouvait se faire facilement. Les assaillants qui arrivaient derrière la tête de l'assaut poussaient ceux qui étaient devant eux, et la presse ne faisait qu'augmenter la confusion.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature