Henri Baraude

Résumé

Henri Baraude Orléans et Jeanne d'Arc... (1906)

Le mouvement de l'étendard, porté par la Pucelle descendant dans le fossé et qui était venu heurter la palissade, sembla un signal à l'armée qui se reposait. En un clin d'œil, tout le monde est debout, prêt à recommencer l'assaut. Lorsque Jeanne de toutes ses forces jette d'une voix retentissante : « Tout est vôtre et y entrez! » le cri éclatant de la Pucelle stupéfie les Anglais, qui la virent apparaître alors qu'ils la croyaient blessée à mort
ou tuée, glace leur courage et enflamme les Français, qui se ruent sur les palissades.
Source : Gallica

Henri Baraude Orléans et Jeanne d'Arc... (1910)

Le vent soufflant de l'est ne permettait pas aux bateaux préparés à Orléans pour passer la Loire, de remonter le fleuve à la voile. Il ne fallait pas songer à employer les rames, car la remontée du courant, trop lente sous le feu de la bastille Saint-Loup, eut exposé à un désastre. Pour comble de malheur, la pluie se mit à tomber avec une extrême violence et le découragement, si prompt dans les cœurs français, commençait à abattre les âmes ; mais la Pucelle pleine de confiance exhortait
chacun, assurant que l'on passerait et qu'il fallait un peu de patience.
Source : Gallica

Henri Baraude Orléans et Jeanne d'Arc... (1910)

Il hésitait tout tremblant, et Jeanne lui disait : « En nom Dieu ils ne feront aucun mal ni à toi ni à l'autre. Dis à Talbot qu'il s'arme, et je m'armerai aussi, qu'il se trouve devant la ville et s'il me peut prendre, qu'il me fasse brûler, et si je le déconfis, qu'il lève le siège. »
Il hésitait encore. Pour lever ses dernières craintes, le bâtard d'Orléans le chargea de dire à Talbot, que si les hérauts ne rentraient pas surle-champ, il ferait passer par les armes tous les Anglais alors dans la ville, hérauts ou prisonniers, sans en excepter un seul.
Source : Gallica

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