Général Dragomirof

Résumé

Général Dragomirof Revue des Deux Mondes

Devant la porte de Bourgogne, Gaucourt déclara qu’il ne laisserait sortir personne. « Vous êtes un méchant homme, s’écria Jeanne ; que vous le vouliez ou non, les hommes d’armes vont passer. » Gaucourt sentit alors, devant le flux de ce peuple excité, que sa vie ne tenait plus qu’à un fil ; ses hommes mêmes ne lui obéissaient plus. La foule ouvrit les portes, se jeta vers les bateaux, franchit le fleuve ; les troupes marchèrent à l’assaut du boulevard des Tourelles.
Les Anglais résistaient avec un ferme et sombre acharnement. Les Français attaquaient « comme s’ils s’étaient crus immortels ».
Source : Wikisource

Général Dragomirof Revue des Deux Mondes

Le lendemain de la levée du siège, 9 mai, Jeanne, sans prendre garde à sa blessure, alla rendre compte au Dauphin de ce qu’elle avait fait et le supplier de partir aussitôt pour Reims. Ni le roi, ni surtout ses conseillers ne tombèrent d’accord avec elle : l’ennemi était fort ; peu de ressources pour entretenir l’armée, etc. Qui ne sait que les argumens ne manquent jamais, quoi que ce soit qu’on entreprenne, pour cacher le manque de résolution ? Pour ces âmes faibles et sèches et bassement envieuses, Orléans même n’était pas une preuve suffisante, Orléans ne disait rien !
Source : Wikisource

Général Dragomirof Revue des Deux Mondes

Glasdale, qui commandait le fort des Tourelles, et les soldats de la garnison insultèrent Jeanne en termes si grossiers qu’elle versa des larmes de colère et de honte ; elle répliqua à son tour qu’ils en avaient menti, que les Français les mettraient hors, mais que Glasdale ne le verrait pas. En effet, le jour du grand assaut, Glasdale tomba dans la Loire et se noya.
Le 2 mai, Jeanne passa le long des retranchemens anglais de la rive droite ; le peuple la suivait ou masse. Cette fois encore les Anglais silencieux ne songèrent pas à attaquer cette foule en désordre.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature